Changement d’heure, ça ne me va pas. « I’m too old for this shit ! ! ». Je suis en manque d’énergie, de carburant. Je cours sur le web et je fais des recherches sur le Nouvel Ordre Mondial, enfin ce qu’on en dit…J’essaie de démêler le vrai du faux, de détecter l’affabulation des morceaux de vérité…
J’ai entamé la lecture de « L’Assassin aux deux Visages », pour l’instant, classique roman policier, mais ce n’est que le début, je n’en suis pas encore à la plongée dans l’inconscient humain annoncée, mais ne doute pas de sa venue.
C’est bien pour l’instant, puisque j’ai l’esprit paresseux, distrait par le soleil et par un recentrage indispensable à ma vie, on est souvent le centre lorsqu’on est une femme, il est donc nécessaire de temps à autre, de se ramasser pour se resituer sur la carte du quotidien…
lundi, mars 31, 2003
vendredi, mars 28, 2003
Le 24, je parlais de l'anihilation de l'âme humaine, j'ignorais qu'elle avait déja été prédite par Rudolph Steiner en 1917, édifiant!!!
«Il ne faut pas se leurrer: on est en présence d'un mouvement bien déterminé. Autrefois, au concile de Constantinople, l'esprit a été éliminé, on a institué un dogme: l'homme n'est fait que d'une âme et d'un corps, et parler de l'esprit devint une hérésie. On aspirera sous une autre forme à éliminer l'âme, la vie de l'âme. Et ce temps viendra, dans un avenir pas très lointain où l'on dira: parler d'esprit et d'âme, c'est pathologique; seuls sont bien portants les gens qui ne parlent que du corps. On considèrera comme un symptôme pathologique le fait qu'un être humain se développe d'une façon telle qu'il en vienne à penser qu'il existe un esprit et une âme. Ces gens seront considérés comme des malades, et l'on trouvera, soyez-en sûrs, le remède qui agira sur ce mal. Dans le passé, on a éliminé l'esprit (la foi dans un principe spirituel individuel). On éliminera l'âme au moyen d'un médicament. En partant d'une «saine vue des choses», on trouvera un vaccin grâce auquel l'organisme sera traité dès la prime jeunesse autant que possible, si possible dès la naissance même, afin que le corps n'en vienne pas à penser qu'il existe une âme et un esprit. Les deux courants, les deux conceptions du monde s'opposeront radicalement.
«L'une réfléchira à la manière d'élaborer des concepts et des représentations qui soient à la mesure de la réalité véritable, de la réalité d'âme et d'esprit. Les autres, les successeurs des actuels matérialistes, chercheront le vaccin qui rendra les corps «sains», c'est-à-dire constitués de telle façon qu'ils ne parleront plus de ces «sottises» que sont l'âme et l'esprit, mais, parce qu'ils sont «sains», ils parleront des forces mécaniques et chimiques qui, à partir de la nébuleuse cosmique, ont constitué les planètes et le soleil. On obtiendra ce résultat en manipulant les corps. On confiera aux médecins matérialistes le soin de débarrasser l'humanité des âmes.»
«Il ne faut pas se leurrer: on est en présence d'un mouvement bien déterminé. Autrefois, au concile de Constantinople, l'esprit a été éliminé, on a institué un dogme: l'homme n'est fait que d'une âme et d'un corps, et parler de l'esprit devint une hérésie. On aspirera sous une autre forme à éliminer l'âme, la vie de l'âme. Et ce temps viendra, dans un avenir pas très lointain où l'on dira: parler d'esprit et d'âme, c'est pathologique; seuls sont bien portants les gens qui ne parlent que du corps. On considèrera comme un symptôme pathologique le fait qu'un être humain se développe d'une façon telle qu'il en vienne à penser qu'il existe un esprit et une âme. Ces gens seront considérés comme des malades, et l'on trouvera, soyez-en sûrs, le remède qui agira sur ce mal. Dans le passé, on a éliminé l'esprit (la foi dans un principe spirituel individuel). On éliminera l'âme au moyen d'un médicament. En partant d'une «saine vue des choses», on trouvera un vaccin grâce auquel l'organisme sera traité dès la prime jeunesse autant que possible, si possible dès la naissance même, afin que le corps n'en vienne pas à penser qu'il existe une âme et un esprit. Les deux courants, les deux conceptions du monde s'opposeront radicalement.
«L'une réfléchira à la manière d'élaborer des concepts et des représentations qui soient à la mesure de la réalité véritable, de la réalité d'âme et d'esprit. Les autres, les successeurs des actuels matérialistes, chercheront le vaccin qui rendra les corps «sains», c'est-à-dire constitués de telle façon qu'ils ne parleront plus de ces «sottises» que sont l'âme et l'esprit, mais, parce qu'ils sont «sains», ils parleront des forces mécaniques et chimiques qui, à partir de la nébuleuse cosmique, ont constitué les planètes et le soleil. On obtiendra ce résultat en manipulant les corps. On confiera aux médecins matérialistes le soin de débarrasser l'humanité des âmes.»
jeudi, mars 27, 2003
J’aime bien les 27, mais j’ignore si aujourd’hui, est un bon 27. Je me retrouve à nouveau sur le fil, sans chercher à y être et surtout sans vouloir y être, l’estomac noué, la cervelle en charpie. Parfois j’aimerais avoir l’âme et le cœur tranquille…
« Frères humains qui après nous vivez
n’ayez contre nous, vos cuers endurcis… »
Je me sens comme Villon, condamné à la potence, pourquoi condamne-t-on les vivants, les viveurs, ceux qui en savent trop de la vie, de ses plaisirs et de ses méandres…de ses cycles, de la roue du temps, de la fatalité et des brèches qu’elle laisse, des ouvertures béantes et que personne ne voit…
Elle s’assied sur une pierre druidique et prend sa tête entre les mains, attendant que l’énergie monte de la terre, comme un shoot de vitamines, comme si en posant les pieds sur la terre, elle pouvait sentir la sève circuler et tout ce qui se trame en dessous.
« Frères humains qui après nous vivez
n’ayez contre nous, vos cuers endurcis… »
Je me sens comme Villon, condamné à la potence, pourquoi condamne-t-on les vivants, les viveurs, ceux qui en savent trop de la vie, de ses plaisirs et de ses méandres…de ses cycles, de la roue du temps, de la fatalité et des brèches qu’elle laisse, des ouvertures béantes et que personne ne voit…
Elle s’assied sur une pierre druidique et prend sa tête entre les mains, attendant que l’énergie monte de la terre, comme un shoot de vitamines, comme si en posant les pieds sur la terre, elle pouvait sentir la sève circuler et tout ce qui se trame en dessous.
mercredi, mars 26, 2003
Hier, je me suis baladée avenue des Arts, petit arrêt chez Filigranes, avant de jeter un œil vers l’ambassade américaine. Ca grouille de flics et les barrières nadar sont prêtes, guerre en Irak oblige… Suis entrée à la suite d’un mec en costard noir, bien coupé, belles épaules, il s’est dirigé vers le petit tea-room, pendant que je demandais au comptoir où je pouvais trouver des bouquins de Nick Tosches, suis descendue dans la petite cave des polars où mes pas m’ont naturellement conduit vers mon égérie, sans que j’y prenne garde, je me suis retrouvée face à un Colin Wilson, lui et ses étranges serial-killers.
Celui-ci s’appelle « L’assassin aux deux visages », le dos raconte ceci: « …Un roman policier au suspense soutenu qui effectue une passionnante plongée dans les abîmes de l’inconscient humain… » (de lui, je ne m’attendais pas à autre chose, rictus). Je lisais puis me retourne et je me cogne dans ce grand mec (regard sur les chaussures, pas mal !), je ne l’avais même pas entendu venir… Je lâche le livre, on se baisse tous les deux, on se cogne la tête, bref le scénario con. Il s’excuse, se redresse avec le livre en main
- Vous connaissez Wilson ?
- oui, je connais…
- Vous avez lu « L’Occulte » ?
Je m’impatiente, on est seuls dans cette cave, même si il me plaît, ça ne me plait pas. Et puis qu'est-ce qu'il fait là, comme une panthère guettant sa proie...
- Oui, j’ai lu l’Occulte, c’est même ce qui m’a poussé à en lire d’autres…
Il me sourit et tend le livre : une bonne après-midi à vous !
Je remonte les escaliers quatre à quatre, je paie, je me barre, ce type avait quelque chose d’inquiétant et de fascinant dans le regard, une indéfinissable curiosité dont je ne pourrais dire si elle est légitime ou malsaine.
Celui-ci s’appelle « L’assassin aux deux visages », le dos raconte ceci: « …Un roman policier au suspense soutenu qui effectue une passionnante plongée dans les abîmes de l’inconscient humain… » (de lui, je ne m’attendais pas à autre chose, rictus). Je lisais puis me retourne et je me cogne dans ce grand mec (regard sur les chaussures, pas mal !), je ne l’avais même pas entendu venir… Je lâche le livre, on se baisse tous les deux, on se cogne la tête, bref le scénario con. Il s’excuse, se redresse avec le livre en main
- Vous connaissez Wilson ?
- oui, je connais…
- Vous avez lu « L’Occulte » ?
Je m’impatiente, on est seuls dans cette cave, même si il me plaît, ça ne me plait pas. Et puis qu'est-ce qu'il fait là, comme une panthère guettant sa proie...
- Oui, j’ai lu l’Occulte, c’est même ce qui m’a poussé à en lire d’autres…
Il me sourit et tend le livre : une bonne après-midi à vous !
Je remonte les escaliers quatre à quatre, je paie, je me barre, ce type avait quelque chose d’inquiétant et de fascinant dans le regard, une indéfinissable curiosité dont je ne pourrais dire si elle est légitime ou malsaine.
mardi, mars 25, 2003
Les loups ne se laissent pas consumer par le dépit et l’amertume. Ils tournent, grognent, déchirent un lambeau de chair, grattent la terre avec les pattes arrière, défiant l’ennemi qui arrive, le jaugeant, pour savoir quelle attitude il faudra adopter. Si l’ennemi semble trop puissant, la soumission (temporaire) est la solution, sinon le combat s’engage.
Ma mère (qui dans son style est un loup aussi), m’a envoyé hier, ce que l’on pourrait appeler : « Petit rapport financier sur la guerre en Irak », c’est édifiant ! ! ! on peut tirer les conclusions suivantes. Cette guerre est financièrement très profitable aux Etats-Unis (ça on s’en serait douté), mais elle est nourrie par les bons petits consommateurs que nous sommes (le baril de pétrole est passé de 15 à 42$) et les bourses se portent bien, merci.
Ma mère (qui dans son style est un loup aussi), m’a envoyé hier, ce que l’on pourrait appeler : « Petit rapport financier sur la guerre en Irak », c’est édifiant ! ! ! on peut tirer les conclusions suivantes. Cette guerre est financièrement très profitable aux Etats-Unis (ça on s’en serait douté), mais elle est nourrie par les bons petits consommateurs que nous sommes (le baril de pétrole est passé de 15 à 42$) et les bourses se portent bien, merci.
Qu’est-ce qu’on attend pour utiliser, créer, d’autres sources d’énergie ? Qu’est-ce qu’on attend pour cesser d’être dépendants d’hommes dont la seule optique, est l’intérêt et le profit au dépend de millier de morts, et de millier de laissés pour compte. Finalement, il faudrait peut-être cesser d’être les «piles électriques» d’un système fort atteint par le virus de l’argent. Essayer de trouver un vaccin, un antidote à l’anihilation de l’esprit et de l’âme.
Oui, j’attends Matrix 2 et 3 avec impatience. Curieuse de voir ce que les Wachowski nous ont concocté…A part une bonne dizaine de Gandhi, je vois pas… enfin pas encore…
Oui, j’attends Matrix 2 et 3 avec impatience. Curieuse de voir ce que les Wachowski nous ont concocté…A part une bonne dizaine de Gandhi, je vois pas… enfin pas encore…
lundi, mars 24, 2003
J’ai bu jusqu’à la lie, « La Main de Dante », j’aimerais rencontrer des mots , des phrases pareils, plus souvent. J’aimerais m’abreuver des idées de Nick Tosches encore et encore.
Il parle de tout avec talent, il est capable de passer de la vulgarité au raffinement en trois paroles sensées. Mais finalement ce que je retiendrai de ce nectar imprimé, c’est ce qu’il dit à propos de la sincérité. Vrai, qu’elle fait des ravages, vrai qu’elle rend presque invincible, rapproche ou installe la distance, là où elle doit se trouver, elle rend lucide, presque clairvoyant…Elle donne au regard la clarté de l’eau et la seule ouverture possible, vers l’amour.
Il parle de tout avec talent, il est capable de passer de la vulgarité au raffinement en trois paroles sensées. Mais finalement ce que je retiendrai de ce nectar imprimé, c’est ce qu’il dit à propos de la sincérité. Vrai, qu’elle fait des ravages, vrai qu’elle rend presque invincible, rapproche ou installe la distance, là où elle doit se trouver, elle rend lucide, presque clairvoyant…Elle donne au regard la clarté de l’eau et la seule ouverture possible, vers l’amour.
dimanche, mars 23, 2003
Homme n’est pas tranquille, il à une soif de vie qui le prend au ventre, et je ne peux rien faire, juste comprendre et regarder. Toutes les deux minutes, il prend de grandes décisions, il veut marquer un tournant, mais ne sait pas comment. Même si je vais beaucoup au cinéma, je sais que la vie va doucement, je sais qu’on aimerait parfois que tout se passe très vite, inscrire sur son écran perso : “trois ans plus tard …”, mais on doit apprendre à suivre le cours du fleuve, avec un coeur impétueux et impatient, avec l’estomac noué. Il faut apprendre à connaître le cycle du temps et savoir être présent malgré tout, il y a des choses que l’on ne peut pas planifier, pas prévoir…
Je pense à la guerre et forcément à Popeye. Quand j’étais petite, il m’arrivait de dormir à côté de lui. Son corps était souvent secoués de spasmes, il sursautait, se réveillait tout à coup. Quand je lui demandais pourquoi, il me répondait invariablement : “c’est rien, c’est la guerre, je rêve de la guerre…”. Pour moi, ça ne voulait rien dire, je pensais que c’était bizarre! Popeye ne supportait plus de voir un film de guerre non plus, même si de cette époque il parlait en riant, il n’a jamais parlé de son séjour dans les camps Allemands, avant d’être déporté vers des camps russes. Il m’a parlé des Russes, des Polonais, des Slaves, mais jamais des Allemands. Pour le restant de sa vie, il a gardé dans le coeur, la peur du lendemain, le peur d’une autre guerre… Quand j’ai vu les avions s’encastrer dans les deux tours de New-York, j’étais contente que Popeye ne voie pas ça, comme je suis contente qu’il ne voie pas cette guerre en Irak. Parfois, il est tellement présent en moi, que je ressens ce qu’il aurait pensé : “Les gens sont devenus fous”. Au delà de la mort, Popeye continue à me protéger à me parler, j’entends souvent sa voix…
jeudi, mars 20, 2003
J’ai cru un moment que mon histoire avec Homme, allait s’arrêter là. Mais j’oublie souvent qu’il a beaucoup de surprises pour moi… par exemple neuf vies aussi, et la capacité du chat à retomber toujours sur ses pattes…Il faudra peut-être que j’admette un jour, que les éclairs de paranoïa, peuvent ressembler à des éclairs de lucidité. Il m’offre un autre visage et je sais que l’orage est passé (it’s gonna be a bright, bright, sunshinny day), il ne me reste qu’à contempler le soleil qui se lève…Je dirai pas le mot dont le copywrite vaut trop cher, enfin pas ici !
Ce matin avant de savoir que cette guerre avait éclaté, j’ai mis mon costume de guerrier, pantalon et pull militaire, et combat shoes, assortis d’un grand manteau en cuir noir. En lieu et place des peintures de guerre, j’ai sorti mes gri-gri, symboles cachés de mon appartenance à une famille de loups, une blouse ethnique où l’on peut voir un soleil incas et un bracelet de guerrier indien. Hitler (à qui j’offre tout mon mépris) avait bien compris le sens du vêtement, comme une seconde peau, où un masque qui vous donne une autre identité, sa garde SS avait de l’allure et en imposait, il avait aussi le sens du marketing avant l’heure, mais c’était un magicien caché, bien pire que Crowley… Les gardes m’ont regardé de travers, vérifiant bien mon badge et sa validité, mais ils ont reçu des instructions spéciales, le Rond point Schuman sera fermé à partir de 16 heures et le Parlement hyper protégé, que craint-on ? Bush ou les terroristes ?
Cette nuit, la guerre a commencé… Hier, mon boss nous a jeté le Monde sur le bureau, nous disant, lisez la lettre de remerciements de Monsieur Coehlo à Mr Bush, (elle est reliée chez Cramoisi). Paulo clame haut et fort, ce que tout le monde aimerait dire au plus grand connard de cette dernière décennie. Paulo trouve toujours les mots qu’il faut, au moment opportun. Un jour il m’a dit, souriant, me regardant droit dans les yeux : « Marina, écoutez toujours votre coeur ! ». J’ai essayé et ça marche !
Une guerre commence, une autre s’arrête, plus petite, beaucoup plus significative pour moi. Je ne peux que me désoler et pleurer pour les futures victimes Irakiennes, et toutes les autres, mais dans la petite guerre qui s’arrête aujourd’hui, je me réjouis de la mesure du pardon, le miraculeux pardon, qui presque comme la foi, peut soulever des montagnes, faire se relever les presque mourants, ramener l’amour, là où il semblait disparaître. Si Mr Bush connaissait la mesure du pardon (lui le grand catho devrait pourtant le savoir), il n’aurait pas fait ce qu’il vient de faire, il commet l’un des plus grands péchés chrétiens, le péché d’orgueil et entraîne les naïfs dans sa chute. Oui, oui ! chute !
Une guerre commence, une autre s’arrête, plus petite, beaucoup plus significative pour moi. Je ne peux que me désoler et pleurer pour les futures victimes Irakiennes, et toutes les autres, mais dans la petite guerre qui s’arrête aujourd’hui, je me réjouis de la mesure du pardon, le miraculeux pardon, qui presque comme la foi, peut soulever des montagnes, faire se relever les presque mourants, ramener l’amour, là où il semblait disparaître. Si Mr Bush connaissait la mesure du pardon (lui le grand catho devrait pourtant le savoir), il n’aurait pas fait ce qu’il vient de faire, il commet l’un des plus grands péchés chrétiens, le péché d’orgueil et entraîne les naïfs dans sa chute. Oui, oui ! chute !
mercredi, mars 19, 2003
Là, aujourd’hui, j’aimerais m’acheter un billet d’avion pour Milan, partir sans rien dire à personne, et m’envoler vers Popeye. Arriver chez lui, m’asseoir à sa table, sur la petite terrasse dehors… Expirer fort, très fort, manger du salami avec des tomates fraîches, du parmesan et un bout de pain, regarder le Misma et puis Popeye me servir du Lambrusco dès que mon verre est vide et l’entendre dire : « Bois, petit », le sourcil levé, l’air heureux de me voir enfin !
Et puis on s’assiérait sur son divan à regarder toutes les conneries qui passent à la RAI, et il pourrait pas s’empêcher de mettre son doigt dans mon oreille ou mon nez, rien que pour me voir râler et pour rire. Et puis il me prendrait dans ses bras et je pourrais aller dormir sans penser à rien. Je pourrais dormir comme un bébé, en oubliant les fantômes qui rôdent souvent dans les chambres après minuit.
Et puis on s’assiérait sur son divan à regarder toutes les conneries qui passent à la RAI, et il pourrait pas s’empêcher de mettre son doigt dans mon oreille ou mon nez, rien que pour me voir râler et pour rire. Et puis il me prendrait dans ses bras et je pourrais aller dormir sans penser à rien. Je pourrais dormir comme un bébé, en oubliant les fantômes qui rôdent souvent dans les chambres après minuit.
mardi, mars 18, 2003
Devant ma fenêtre, là près de l’entrée du métro, y a un petit couple qui bouge pas, ils sont l’un en face de l’autre, se tiennent vaguement, sans bouger, sans se regarder. Ca dure depuis quelques longues minutes… Maintenant ils marchent, comme si c’était la fin du monde, le visage triste et dépité… J’aimerais bien savoir pourquoi ils sont si petits, si tristes…
Existe-t-il une face inversée pour chaque chose ? c’est la principale question que je me pose, elle revient toujours, même si il m’arrive de l’oublier parfois, ce n’est que pour une courte période. Est-il possible de se positionner au delà du bien et du mal ? d’être en dehors de ces deux cercles réducteurs ? Et pourquoi surtout, suis-je tellement persuadée qu’un jour, je trouverai un début de réponse…
Existe-t-il une face inversée pour chaque chose ? c’est la principale question que je me pose, elle revient toujours, même si il m’arrive de l’oublier parfois, ce n’est que pour une courte période. Est-il possible de se positionner au delà du bien et du mal ? d’être en dehors de ces deux cercles réducteurs ? Et pourquoi surtout, suis-je tellement persuadée qu’un jour, je trouverai un début de réponse…
dimanche, mars 16, 2003
J’ai pas lu, pas écris, pas pensé, rien que plié du linge et usé le cerveau à pas penser, j’aime pas le linge, c’est comme le tonneau des Danaïdes, quand y en a plus, y en a encore… arrrccchhhhhh! J’aurais préféré me concentrer sur mes feuillets, ceux que j’ai trouvé dans le parc… Apparemment je ne suis pas la seule, il en traîne un peu partout. J’ai trouvé ceci sur le web : “Les pages ici présentées sont les pages numérotées par deux signes : un semblant de lettre hébraïque "Aleph" & ce qui pourrait être un "1". Nous devinons le titre de l'ouvrage - "De la Guerre Magique " - sur le haut des deux fragments, ainsi que le nom de l'auteur présumé "Artabak". Aucune datation n'est possible, la langue semble contemporaine, le papier pourtant est daté du XIXème siècle, l'encre d'origine inconnue & la typographie ressemble à celle des ouvrages perdus de l'Atlantide.
Fait dix minutes que j'essaye d'écrire, que je tapote de plus en plus difficilement, mais je vois rien, en fait il fait de plus en plus noir, mais j'avais pas pensé à allumer la lumière. Puis j'avais fait tout un post sur le cinéma, les méchants que j'aime et tout ça, mais blogger déconne sérieux, il avale mes posts et moi je me sens con là! Enfin en résumé, je disais : Vin Diesel caca! Je crois pas qu’il faille plus de prose pour le dire.
samedi, mars 15, 2003
Je relis mon post du 21 février où je dis : “nous ne connaissons que 9 ou 10 dimensions…”. Euuuuh! Je projette un peu là, nous ne connaissons en fait, que 3 dimensions, la quatrième étant à peine imaginable. Parfois, je crois déjà être dans une autre réalité, celle de la théorie M, la théorie du tout, celle qui englobe toutes les autres (relativité, quanta, chaos, cordes, super cordes…). Mais la physique, finalement, ne fait qu’expliquer un peu plus clairement, la kabbale juive; le chiffre dix étant sacré et inatteignable pour l’Homme. Alors! Imaginez ce que ça va être avec le 11.
Cette date n’a pas été choisie au hasard, j’en suis certaine. Nous assistons, sans le savoir, à la plus grande guerre magique jamais entamée. Je me demande pourquoi il n’y a que des mauvais magiciens. Il est où, le lumineux qui se lèvera d’entre tous les autres, celui que le pouvoir et l’argent n’intéressera pas? Bon! je sais, ça fait un peu mythe de l’élu. Hein, on peut toujours rêver…
Cette date n’a pas été choisie au hasard, j’en suis certaine. Nous assistons, sans le savoir, à la plus grande guerre magique jamais entamée. Je me demande pourquoi il n’y a que des mauvais magiciens. Il est où, le lumineux qui se lèvera d’entre tous les autres, celui que le pouvoir et l’argent n’intéressera pas? Bon! je sais, ça fait un peu mythe de l’élu. Hein, on peut toujours rêver…
vendredi, mars 14, 2003
Second Homm’s definition for me.
Après Tradskin, voilà que je deviens un générateur de chaos. J’aime beaucoup cette définition, qui à mon sens, pourrait finalement éclairer le comportement de pas mal de femmes. Je suis heureuse de me voir décerner ce titre, puisque pour moi « chaos » est synonyme d’anarchie, de reconstruction et de liberté et j’adore l’idée du battement d’ailes qui provoque un tsunami.
J’ai découvert quelques feuillets étranges sur les bancs du petit parc d’Ixelles, près du bac à sable. Ils semblaient avoir été arrachés d’un carnet de feuilles en papier recyclé, comme ceux qu’on peut trouver chez « Sequoia », ou peut-être Schleiper. En dehors de la lettre « Aleph », qui a toute de suite attiré mon attention, on y mentionnait, si j’ai bien compris, la date du 11 septembre, le reste est dans un alphabet que je ne comprends pas… Dans la numérologie, le 11 est une vibration cosmique.
Après Tradskin, voilà que je deviens un générateur de chaos. J’aime beaucoup cette définition, qui à mon sens, pourrait finalement éclairer le comportement de pas mal de femmes. Je suis heureuse de me voir décerner ce titre, puisque pour moi « chaos » est synonyme d’anarchie, de reconstruction et de liberté et j’adore l’idée du battement d’ailes qui provoque un tsunami.
J’ai découvert quelques feuillets étranges sur les bancs du petit parc d’Ixelles, près du bac à sable. Ils semblaient avoir été arrachés d’un carnet de feuilles en papier recyclé, comme ceux qu’on peut trouver chez « Sequoia », ou peut-être Schleiper. En dehors de la lettre « Aleph », qui a toute de suite attiré mon attention, on y mentionnait, si j’ai bien compris, la date du 11 septembre, le reste est dans un alphabet que je ne comprends pas… Dans la numérologie, le 11 est une vibration cosmique.
mercredi, mars 12, 2003
Merci à ceux qui ont pensé à moi dans les blogdor, ça me fait drôlement plaisir!!!
Quel temps étrange, un ciel tout gris lourd et baveux, mais sous les nuages, le soleil, un peu maladif, mais soleil tout de même. J’ai repris mon train de déprimés, mais je ne les ai pas regardé, j’ai ouvert « La Main de Dante » et plongé mes yeux vers les lignes, j’en suis à un exposé sur la symbolique cabalistique de la trinité, du chiffre 666, du nom d’Adam (la triade parfaite) et de celui de Jésus. Notez que Jésus est symboliquement l’exacte moitié (333), 30 ans de vie, 3 ans de prédication, trois piques dans les côtes avant de mourir à 33 ans; exacte moitié de celui de ce cher Lou (Cypher)… Faut il le considérer comme une moitié à l’envers, je veux dire comme supérieur à 666 (il se trouve avant dans l’ordre numérique), ou y voir le non aboutissement ?
Je ne suis pas encore arrivée au bout de l’explication complexe, puisque Tosches passe de la symbolique chrétienne, l’alphabet Hébreu et Grec, à la cabale. Je renoue avec mes anciennes amours, la Kabbalah juive, m’a toujours fascinée, même si je n’y comprends pas grand chose... J’ai vu la lettre « aleph » pour la première fois, sur la carte du Bateleur, le 1 du commencement, le commencement où tout est ouvert et à construire, le début de la voie initiatique. J’aime bien ce Bateleur, escamoteur médiéval, ont le voit faire un tour de passe-passe, avec des objets étalés sur une table à trois pieds, quatre cotés, trois pieds, elle ne peut donc pas, en toute logique tenir debout, mais c’est lui qui avec sa baguette et son savoir-faire, parvient à la faire tenir. Ce chemin se termine sur la lame de tarot que je préfère, Le Fou, le Mat (en italien matto veut dire fou), cette lame boucle le cercle de la vie et ne porte pas de numéro, enfin c’est le zéro ou encore le 22 cosmique, encore un chiffre répété.
Tout ça pour dire, que Nick Tosches m’aide définitivement à ignorer la torpeur qui m’entoure, dès que je replonge dans son livre, je suis comme happée par les signes et c’est avec un plaisir non dissimulé, (je ris ou souris toute seule), que je me laisse emporter dans ses phrases. Fuck les déprimés ! ! !
Quel temps étrange, un ciel tout gris lourd et baveux, mais sous les nuages, le soleil, un peu maladif, mais soleil tout de même. J’ai repris mon train de déprimés, mais je ne les ai pas regardé, j’ai ouvert « La Main de Dante » et plongé mes yeux vers les lignes, j’en suis à un exposé sur la symbolique cabalistique de la trinité, du chiffre 666, du nom d’Adam (la triade parfaite) et de celui de Jésus. Notez que Jésus est symboliquement l’exacte moitié (333), 30 ans de vie, 3 ans de prédication, trois piques dans les côtes avant de mourir à 33 ans; exacte moitié de celui de ce cher Lou (Cypher)… Faut il le considérer comme une moitié à l’envers, je veux dire comme supérieur à 666 (il se trouve avant dans l’ordre numérique), ou y voir le non aboutissement ?
Je ne suis pas encore arrivée au bout de l’explication complexe, puisque Tosches passe de la symbolique chrétienne, l’alphabet Hébreu et Grec, à la cabale. Je renoue avec mes anciennes amours, la Kabbalah juive, m’a toujours fascinée, même si je n’y comprends pas grand chose... J’ai vu la lettre « aleph » pour la première fois, sur la carte du Bateleur, le 1 du commencement, le commencement où tout est ouvert et à construire, le début de la voie initiatique. J’aime bien ce Bateleur, escamoteur médiéval, ont le voit faire un tour de passe-passe, avec des objets étalés sur une table à trois pieds, quatre cotés, trois pieds, elle ne peut donc pas, en toute logique tenir debout, mais c’est lui qui avec sa baguette et son savoir-faire, parvient à la faire tenir. Ce chemin se termine sur la lame de tarot que je préfère, Le Fou, le Mat (en italien matto veut dire fou), cette lame boucle le cercle de la vie et ne porte pas de numéro, enfin c’est le zéro ou encore le 22 cosmique, encore un chiffre répété.
Tout ça pour dire, que Nick Tosches m’aide définitivement à ignorer la torpeur qui m’entoure, dès que je replonge dans son livre, je suis comme happée par les signes et c’est avec un plaisir non dissimulé, (je ris ou souris toute seule), que je me laisse emporter dans ses phrases. Fuck les déprimés ! ! !
Il y a deux jours, Homme m’a donné une carte postale sur laquelle on voit une nana, priant les yeux tournés vers le ciel, une aura balisant le crâne, un mouchoir dans les mains, avec le baseline suivant : « Believe in good movies ». C’est une pub pour le cinéma Styx, incontestablement la salle la plus crade et la plus épique de Bruxelles, mais son propriétaire est un passionné. J’avais vu cette carte de loin, de façon distraite, me disant que cette fille me ressemblait, je n’avais pas vu ce qu’il y était écrit. Homme me connaît bien, il sait que les "movies" ont beaucoup d’importance pour moi, il m’arrive probablement de ressembler à cette image quand je suis dans une salle de cinéma, exactement dans cet état extatique, comme en prière, avec la lumière du projecteur derrière la tête, comme l’aura de cette passionaria.
Mon coup de foudre avec le cinoche, je le dois à Cocteau, un mercredi après-midi, dans une salle de cinéma improvisée, à l’Enfant Jésus (oui chez les nonnes !), où j’étais interne, autant vous dire que c’était la seule distraction de la semaine. Je suis allée à la première séance (deux était prévues), et je n’ai pas décollé de ma chaise pendant 4 heures, terminant, non pas par des applaudissements, mais par un signe de croix, dans cet état second, proche du nirvana. Je venais de découvrir, tout à la fois, le mythe d’Orphée, une superbe histoire d’amour, des images surréalistes et magiques, où toute la gamme des gris, noirs et blancs (au pluriel) venait de m’être offerte et last but not least, la fatalité mais surtout la beauté de la mort, sous les traits incomparables de Maria Casarès. Casarès, c’est Arletty avec de la classe, une voix suave et profonde, une voix qui fait des volutes de fumée… Voilà pourquoi la mort, dans mon esprit, a toujours été une fumeuse de cigarettes.
Mon coup de foudre avec le cinoche, je le dois à Cocteau, un mercredi après-midi, dans une salle de cinéma improvisée, à l’Enfant Jésus (oui chez les nonnes !), où j’étais interne, autant vous dire que c’était la seule distraction de la semaine. Je suis allée à la première séance (deux était prévues), et je n’ai pas décollé de ma chaise pendant 4 heures, terminant, non pas par des applaudissements, mais par un signe de croix, dans cet état second, proche du nirvana. Je venais de découvrir, tout à la fois, le mythe d’Orphée, une superbe histoire d’amour, des images surréalistes et magiques, où toute la gamme des gris, noirs et blancs (au pluriel) venait de m’être offerte et last but not least, la fatalité mais surtout la beauté de la mort, sous les traits incomparables de Maria Casarès. Casarès, c’est Arletty avec de la classe, une voix suave et profonde, une voix qui fait des volutes de fumée… Voilà pourquoi la mort, dans mon esprit, a toujours été une fumeuse de cigarettes.
mardi, mars 11, 2003
Il fut un temps où j’avais des émotions, j’étais capable d’éprouver de la haine, de l’amour, de la passion… Là je suis en “stand-by”, paralysée, je sais, ça va pas durer, faut que je trouve un bout de révolte.
Bon, j’essaie, peut-être que si je me dis des mots ca va marcher…
Alex Proyas, c’est le premier qui me vient à l’esprit… décolorer, oublier, changer de boulot, maiiiiiison, fonctionnaires-enculés-kafka (oui c’est un seul mot ça), jeter, fleurs, Bill le boucher cordonnier, Lulu, je tousse, cigarette, sel, acheter, Irlande, les cons vont baver, oui, non…
Quatre heures du mat, j’ai pas de frissons, je pense à Popeye, au frère jumeau mort-né de Popeye, se pourrait-il qu’il n’ai fonctionné qu’à moitié, perpétuellement en manque de l’autre? En tous cas, il me manque à moi, surtout en ce moment, l’un ou l’autre…
Homme, dessine-moi un Popeye…
Bon, j’essaie, peut-être que si je me dis des mots ca va marcher…
Alex Proyas, c’est le premier qui me vient à l’esprit… décolorer, oublier, changer de boulot, maiiiiiison, fonctionnaires-enculés-kafka (oui c’est un seul mot ça), jeter, fleurs, Bill le boucher cordonnier, Lulu, je tousse, cigarette, sel, acheter, Irlande, les cons vont baver, oui, non…
Quatre heures du mat, j’ai pas de frissons, je pense à Popeye, au frère jumeau mort-né de Popeye, se pourrait-il qu’il n’ai fonctionné qu’à moitié, perpétuellement en manque de l’autre? En tous cas, il me manque à moi, surtout en ce moment, l’un ou l’autre…
Homme, dessine-moi un Popeye…
lundi, mars 10, 2003
L’air me manque, l’oxygène devient rare parmi les fonctionnaires. Le matin, je prends le train des dépités, désillusionnés, résignés et qui sait, peut-être désespérés… Je ne veux pas devenir comme eux, me laisser infecter par le virus de la torpeur et de l’apathie. C’est trop lancinant pour moi, comme si j’étais tout à coup trop proche, d’une gangrène déclarée, d’un bubon prêt à éclore, laissant échapper son pus noir, infiniment contagieux… Ici, je me sens comme Ripley débarquant sur cette planète étrange, où dans une grotte profonde et mystérieuse, reposent tous ces oeufs gigantesques… Je n’irai pas pencher mon visage au dessus de l’un d’eux, attendant que l’horreur explose…
jeudi, mars 06, 2003
... Vivons heureux en attendant la mort... Pierre Desproges
Dans mon cas, la mort est accessoire, c'est surtout le "vivons heureux" qui m'intéresse, comment y arriver, comment faire mieux, plus mieux et encore plus.
je continue à lire la "Main de Dante" avec avidité, mais par petites touches. Cela me permet de détacher chaque phrase importante. J'ai l'impression qu'il n'y a que ça, des idées et des phrases importantes:
...Il (Dieu) m’avait accordé : ce don qui me permet d’avoir conscience de l’invraisemblable faveur céleste que représente chaque instant de notre existence, chaque inspiration et chaque expiration; ce don qui me permet de me rendre compte que la vraie source de nos malheurs et de nos chagrins, c’est nous-mêmes ; que pour être libres il nous suffirait de laisser éclore la franchise absolue que la peur étouffe en nous...
Mais pas facile d'atteindre cette franchise absolue, pas facile d'oublier que la mort est là, présente à chaque instant. je tâcherai déjà d'oublier la peur, cela devrait être un bon début.
Dans mon cas, la mort est accessoire, c'est surtout le "vivons heureux" qui m'intéresse, comment y arriver, comment faire mieux, plus mieux et encore plus.
je continue à lire la "Main de Dante" avec avidité, mais par petites touches. Cela me permet de détacher chaque phrase importante. J'ai l'impression qu'il n'y a que ça, des idées et des phrases importantes:
...Il (Dieu) m’avait accordé : ce don qui me permet d’avoir conscience de l’invraisemblable faveur céleste que représente chaque instant de notre existence, chaque inspiration et chaque expiration; ce don qui me permet de me rendre compte que la vraie source de nos malheurs et de nos chagrins, c’est nous-mêmes ; que pour être libres il nous suffirait de laisser éclore la franchise absolue que la peur étouffe en nous...
Mais pas facile d'atteindre cette franchise absolue, pas facile d'oublier que la mort est là, présente à chaque instant. je tâcherai déjà d'oublier la peur, cela devrait être un bon début.
lundi, mars 03, 2003
Nous sommes le 03/03/03, superbe trinité si il en est… Je ne sais pas encore si c’est un bon jour pour moi, l’avenir le révélera sans doute. J’ai appris une chose ces derniers temps : il ne faut pas se repaître trop vite d’une victoire que l’on croit acquise. Ne pas s’oublier dans des certitudes qui cristaliseraient la cervelle aussi certainement que la glace recouvre le lac. Ne pas oublier que le chacal rôde à chaque instant et que son oeil torve vous surveille inlassablement. Je ne passe malheureusement jamais inaperçue… Mais Popeye veille ou inspire les âmes qui peuvent venir à mon secours, je me demande souvent, si il a retrouvé la Grina, si ils se concertent sur la ligne à suivre. Popeye savait une chose : la Grina et moi, nous sommes de la même race, il éclatait souvent de rire en voyant la ressemblance se manifester de façon aussi probante, c’est probablement la raison pour laquelle, parfois, il ne détachait pas ses yeux de moi.
J’ai fouillé dans son sac noir, celui qui ressemble au sac de Mary Poppins, et qui contient toute sa vie, enfin, les objets qui ont compté pour lui… Il y en avait peu.
Suis tombée sur une vieille photo noir et blanc où l’on voit Popeye comme je ne l’ai jamais vu. Il a vingt ans, tout sourire, il est assis sur un char d’assaut en Albanie, avec un copain. Je suis certaine que c’est une femme qui a pris cette photo. D’abord à cause du sourire, ensuite, parce que dans les signatures au dos de la photo, on y voit celle d’une femme…une image inconnue, qui me ramène à tout ce que j’ignore de lui, et que j’aimerais maintenant collectionner.
J’ai fouillé dans son sac noir, celui qui ressemble au sac de Mary Poppins, et qui contient toute sa vie, enfin, les objets qui ont compté pour lui… Il y en avait peu.
Suis tombée sur une vieille photo noir et blanc où l’on voit Popeye comme je ne l’ai jamais vu. Il a vingt ans, tout sourire, il est assis sur un char d’assaut en Albanie, avec un copain. Je suis certaine que c’est une femme qui a pris cette photo. D’abord à cause du sourire, ensuite, parce que dans les signatures au dos de la photo, on y voit celle d’une femme…une image inconnue, qui me ramène à tout ce que j’ignore de lui, et que j’aimerais maintenant collectionner.
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