vendredi, février 28, 2003

Le mélange cruauté et violence, contre culture et raffinement est un assemblage qui m’a toujours fasciné.
Prenez, un personnage comme Lecter, époustouflant de sadisme, un serpent sous la feuille, mais un serpent capable de s’émerveiller devant une oeuvre d’art, presque invisible aux yeux de la plupart. La renaissance florentine, n’est pas une période très accessible, mais la connaissance qu’il en a, est sans bornes, et à mettre à l’actif d’un esprit d’une aigue vivacité. Il est capable, en fait, et malgré sa nature de tueur, de se rapprocher de Dieu, alors qu’il en est peut-être (mais je n’en suis pas persuadée), la pire créature.
Il m’arrive souvent, lorsque j’écoute certains morceaux de Mozart, de me rapprocher de Dieu, par son intermédiaire. Cela ne m’était par contre, jamais arrivé, en lisant un bouquin, vivre une suite de phrases qui créent en moi, un instant privilégié, qui me place en dehors du temps, ce que Wilson appelle les « peak experiences ».
Le Livre de Nick Tosches est de cette veine, il allie poésie et crapulerie sur la même ligne, transformant ses mots en instants sublimes, jouissifs. Mais il suffit peut-être de le regarder pour comprendre. Physiquement, un morphing entre Mick Jagger (maintenant) et Dennis Hopper, en costume Armani. Intellectuellement,un autodidacte (ce sont ceux que je préfère), critique de rock (Rolling Stones), qui a appris le latin, le grec et l’italien médiéval, devenu un adepte de Dante Alighieri, époustouflant non? Ses soixante berges bien sonnées, ne l’empêchent pas d’être séduisant, mais quelquepart, c’est logique.
La découverte d’un nouvel « outsider » est toujours un moment effervescent, surtout lorsqu’il fait partie d’une suite de moments intenses, moments que je trouve dans ma vie, aussi bien qu’avec ce blog, grâce à ceux qui m’aiment et à ceux qui me lisent (grand sourire).

mercredi, février 26, 2003

Je me sens comme Tim Robbins dans « Jacob’s Ladder », en dehors de mon corps, je dois trouver Aiello, l’osteo-magicien qui fait revenir les âmes d’entre les morts…Les rêves que je fais la nuit prennent la pas sur la réalité, sais plus ou est la limite…Je ne crois pas qu’il y en ait une, ce n’est jamais que ma perception qui prime, impossible de savoir exactement ce que l’autre ressent, à moins de s’appeler Lestat et de voler des corps…

mardi, février 25, 2003

Ce soir je suis éblouie par ces quelques phrases:
"...- Ma parole, c'est notre chanson! Une nuit, j'avais murmuré cette phrase - pour moi-même, pour une compagne invisible et inconnue, pour les mystères assoiffés qui me couraient dans les veines, ou pour les fantômes réunis dans l'église que je dissimule en moi..."

ou encore:
"... Flaubert nous a donné un parfait diagnostic de la maladie littéraire, diagnostic qui est resté gravé en moi depuis le jour où je me suis rendu compte que la littérature, à commencer par certaines de ces oeuvres les plus révérées, n'était jamais qu'une sorte de putanat roublard..." Nick Tosches, La Main de Dante.

C'est magnifique, non? on dirait du Visconti version écrite, je replonge...

lundi, février 24, 2003

Dans le train, le matin, j’ai des milliers d’idées qui me traversent l’esprit, mais quand j’arrive au bureau, elles s’effacent et ma tête se vide.

Première question : qu’est-ce qui me fait croire à l’existence d’une faculté hors norme?
Des expériences d’une part, (mais rien d’extraordinaire!), et des livres d’autre part. Livres qui me confortent dans l’idée que cette faculté est réelle.

Première expérience marquante, un premier livre et une concordance de signes, celui d’Osvald Wirth sur les Tarots, bien sur, et le livre de Wilson, La Pierre Philosophale. Wirth n’aborde pas les tarots dans le but d’éclairer leur sens divinatoire, mais exploite toute la symbolique des cartes, pour lui, les lames majeures sont un chemin initiatique. Du Bateleur ou Fou, j’ai parcouru la voie, mais elle recommence tout le temps, je le constaterai plus tard.

La première question posée aux cartes concernait la mort : est-ce réellement une fin ?
La réponse fut simple et directe, non ! La lame XIII, ou lame sans nom, représente l’éternel recommencement, on fait table rase du passé, on détruit pour mieux construire, elle peut aussi représenter le passage d’un plan à un autre… vers un monde spirituel vers un ailleurs serein ?
Il ne m’est pas difficile d’admettre que la chair se dégrade et devienne poussière, mais que l’esprit cesse d’exister est une chose inconcevable pour moi. Appelons ça, conviction personnelle, irrationnelle et inexplicable.
A ce moment là, j’avais 20 ans. Je tremblais, tellement La réponse me bouleversait. Finalement j’ai décidé de sortir et de faire une ballade. Il fallait que je pense à autre chose, quelque chose de léger…
Premier signe, première concordance.

Je cite un éditeur (Nouvelles editions Oswald, étrange non ?) : …Colin Wilson fait partie de ces auteurs que l'on sort de l'oubli relatif dans lequel ils étaient tombés. Avec La pierre philosophale, nous avons affaire à un hommage indirect à H.P. Lovecraft, mais un hommage plutôt original, dont l'action se situe au début des années 70. Le roman commence de façon relativement lente, presque soporifique, avec les réflexions du héros sur le rapport entre longévité et éveil de la conscience, qui sont d'ailleurs l'occasion pour l'auteur de faire preuve de son érudition, à coups de références d'auteurs peu connus. Ce n'est qu'à la moitié du livre que des expérimentations pratiques sont mises en œuvre. Par le biais d'une modification partielle du fonctionnement des neurones, les deux principaux protagonistes, Lester et Littleway, acquièrent une vision totalement objective de la réalité, devenant d'une certaine manière des surhommes. Ils découvrent même progressivement qu'ils sont capables de se projeter dans le passé. C'est à cette occasion qu'il se rendent compte que l'existence de civilisations développées sur notre Terre est bien plus ancienne qu'on ne le pense habituellement.
Ou encore :
En 1956,
Dans un de ses livres (The Outsider), le jeune écrivain de 24 ans, Colin Wilson, pose une question si brutale que nous ressentons en quelque sorte l'impression qu'elle doit nécessairement recevoir une réponse : « Comment dois-je vivre ma vie pour ne pas avoir à me considérer comme un raté ? »

dimanche, février 23, 2003

Henry Miller est parti en disant : je vais enfin pouvoir explorer l'autre côté de la vie, expérimenter la mort!
Suis coinçée dans Civilization III et j'essaie d'arrêter de fumer, parfois j'ai envie de grimper aux murs. Je réfléchis à une réponse et à des questions. Faut que je pense à la définition de ce 5 %, ce n'est pas une élite, qu'on ne se méprenne pas, c'est juste le pourcentage de gens, un peu plus éveillés que les autres, et cet éveil ne peut leur servir qu'à une seule chose : s'apercevoir que l'on est éveillé (ce n'est pas toujours le cas), d'une part, ensuite éveiller ceux qui dorment...

vendredi, février 21, 2003

Message perso : Ouahad, j'aime bien ce que tu fais, mais j'arrive pas à mettre de commentaires chez toi :-), pas quand je travaille sur mon mac G4, portable en titane (héhé, ouais j'ai les chevilles qui enflent), les obligés de Gates (quand je suis au bureau ca va mieux, mais là c'est Microsoftien!) savent pas ce qu'ils manquent, juste une sentation intense d'esthétisme, mais ça vaut la peine! j'ai lu un jour dans un dossier consacré au Gates vesus Jobs : les utilisateurs de microsoft sont des utilisateurs, les utilisateurs de mac sont des adeptes... non seulement c'est juste mais en plus, c'est vrai!

Imitation Vagabond (mille excuses pour l'emprunt): musique du jour : Red Hot Chili Peppers, The Zephyr Song.
On peut donc envisager que nous sommes au début de tout (Le Tout), et que ce "tout" est à construire...
Dieu est une entité récupérée par les catholiques. Le dieu auquel je pense est protéiforme, il n'a pas d'attache, pas de préférence ethnique, il Est...
Quoi? une force? une vague qui nous emmène? le hasard d'Einstein (incognito)?, la mémoire collective de Jung?... Il est présent, pour moi c'est certain, mais il n'a pas forme humaine, il est comme dans "Dune" : plans within plans, within plans...des cercles concentriques qui partent du centre, pour s'éclater à l'infini, nous ne connaissons que 9 ou 10 dimensions, nous n'utilisons que 10% des capacités de notre cerveau. La question que je me pose est (c'est bateau je sais, mais essentiel) : que peut on faire avec le reste? Imaginez les possibilités! imaginez tout simplement, c'est le début de tout, non? oui?

mercredi, février 19, 2003

Suis toute seule dans mon grand bureau, la bête est repue, elle a eu son quota d’âmes fragiles et de mouches faciles. J’ai le temps de laisser errer mon regard sur le paysage, le ciel est métallique, je vois les avions aussi clairement qu’une abeille laborieuse. Cela me permet de laisser l’esprit en liberté, mais cet esprit est un vagabond survolté, il ne suit aucun fil, aucune logique. Parfois il faudrait que je trouve le moyen de l’arrêter, de le faire se reposer, au moins quelques instants, rien que pour voir, sentir le vide d’un peu plus près.

L’autre jour dans le métro, une fille se mettait tout au bord du quai, faisant glisser son pied d’avant en arrière, j’ignore si elle hésitais ou si elle tentait de provoquer un destin, devenu trop lourd pour elle. Je ne pouvais pas détacher mes yeux de ce pied qui semblait avoir un langage propre, tout en espérant ne pas devoir jouer les superwomen. Mais au moment ou la rame est arrivée, elle a reculé doucement, affichant un air triste et déconfit. Voilà à quels détails, cet esprit s’attache. J’aime bien observer les gens dans les trains, dans le métro, imaginer les pensées qui traversent leur cervelle, essayant de capter la lumière dans un regard ou l’autre, la joie ou la tristesse. J’adore fixer une nuque avec intensité, jusqu’à ce la personne se retourne, c’est un jeu auquel je joue souvent, juste pour tester le pouvoir de télépathie, enfin, pouvoir est un mauvais mot. Disons, juste pour voir si la communication muette est possible…C’est un bon entraînement à l’éveil, l’esprit peut aller plus loin, alors je teste.

Le matin en sortant du train, j’ai le choix entre prendre un escalier ou un escalator. Je prends toujours l'escalier, je compte combien d’autres font la même chose, je distingue le 5% (d’après Wilson) d’hommes et de femmes éveillés ou en phase de l’être, présents à eux-mêmes, faisant de leur journée, une suite effrénée de choix rapides et efficaces.

mardi, février 18, 2003

Parfois, comme ce soir, Popeye me manque tellement que je m'arracherais bien les trippes. J'ai le coeur tout rongé à l'idée que je ne pourrai plus jamais le toucher. Je trouve la mort injuste, je suis en colère contre elle, je voudrais la prendre à la gorge et lui dire: "fuck you bitch!". je voudrais faire comme Vlad, lancer mon épée vers elle et dire, je refuse, je transcende et je bois ton sang, tu m'auras pas!
Me suis acheté un jus de fraises, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que quelqu’un a pissé dedans. Cette idée m’empêche définitivement de le boire, et je pense à Tyler qui pisse dans la soupe de homard. Y aurait-il un rebelle au sein de l’armée qui s’ignore. Auquel cas, j’aimerais beaucoup le rencontrer, savoir qui il est.
Alors qu’il faut un badge et que les gardes de sécurité sont tout de même assez actifs, il y en a qui parviennent à voler du blé, des ordinateurs avec les écrans et autres babioles du même type. Il faut bien que j’avoue que ça me fait marrer, sauf que tout ce pognon perdu, c’est l’argent du contribuable, vous ou moi en l’occurrence…(enfin je crois!).

Entre deux mails, je lis les nouvelles de Brett Easton Ellis « Zombies », j’aime bien ce mec, cette façon décadente et décalée qu’il a pour décrire ses personnages et les actes qu’ils posent. Zombies est un florilège de fantômes œuvrant durant les années 80, j’en ai connu quelques-uns comme ça… J’en ai aussi connu de pires, des cadavres défoncés et errants, mon extrême jeunesse et ma naïveté mettaient comme un voile devant mes yeux. Je trouvais cela complètement surréaliste, à la limite de la vérité, même si je l’avais sous les yeux, effrayante et grandiose.

lundi, février 17, 2003

Ceci est une incantation...
je travaille au sein d'une armée de soldats qui s'ignorent, vampirisés par une entité qui se nourrit de leur force vitale. L'entité leur fait croire qu'ils font partie d'une élite et cela les rend petits et veules. Ils tombent comme des mouches, victimes de dépressions à répétition, et de paranoïa aigue. J'observe, je suis un soldat qui ne s'ignore pas, contemplant avec horreur, le travail de la bête sur mes compagnons endormis.
J'avais écrit un chouette texte pis, blogger a déconné et je l'ai perdu, mais quand je dis : "merde!" ça il publie, le con!
Merde!

dimanche, février 16, 2003

angoisse de l'écran blanc!

samedi, février 15, 2003

creux, je vais me préparer un mojito!



Parfois, il me pousse de grandes ailes dans le dos. Un instant terrible, enivrant et effrayant à la fois. Je les déploie, regarde le soleil filtrer au travers des plumes, j’en étire une dans toute sa longueur, je sais que je pourrais voler, mais la frustration me cloue au sol, aussi surement que le christ sur sa croix. Christ, croix, chacun la sienne. A chacun son fardeau, à chacun ses choix, délibérément consommés ou non.

Parce que je veux tout au pluriel, on me traite d’égoïste, de(s) passion(s), c’est peut-être vrai, peut-être pas, je l’ignore vraiment, je ne comprends pas ce que ça veut dire, en fait.
C’est peut-être ça, être égoïste, ne pas comprendre qu’on l’est!

La vie est comme dans “Los Amantes dello Circulo Polar”, un cercle qui trouvera sa boucle dans la mort et puis qui recommencera, si! Croyez-le ou non, il recommencera!

jeudi, février 13, 2003

Pas envie de blogger!!! est ce que c'est grave docteur?? je suis distraite, je bouge un objet, puis je regarde l'horloge de Popeye, elle est belle, une hélice d'avion coupée et le centre, ben c'est l'horloge. Popeye aimait bien les montres, le temps, les horloges. A la fin de sa vie, il a passé son temps à regarder le temps passer. A l'hosto, il avait même une horloge parlante, (reçue dans un paquet de lessive!), il trouvait ça bien!! une voix synthétique qui disait: "sono le ore quindici e quaranta". Il avait qu'à pousser sur un bouton. Pfffff, ça me rendait dingue ça!

A l'hosto, il m'a promis de venir chez nous en septembre, il voulait se refaire les dents. Je soupirais en lui disant, prends-toi du bon temps, fais-toi plaisir... Mais je sais, maintenant, que le seul bon temps qu'il prenait, c'était avec moi. Il aurait bien aimé, me mettre dans une cage, pour m'admirer, me caresser ou me sortir de temps en temps. Il ne voyait même pas que j'avais grandi, que mes enfants pialliaient autour de lui, que mon homme lui posait des questions, il n'y avait plus que moi dans sa vie et moi, je faisais semblant de rien, comme si tout était normal...

mercredi, février 12, 2003

Les gens atterissent chez moi , en tapant : Résille, Skinhead, Jaretelles noires ou Mina, c'est joli non! De la politique, de l'érotisme et du romantisme coquin. Bon, j'avoue, j'en ai eu de moins belles, mais aujourd'hui, tout va bien! Il y a des jours comme ça... j'ai juste l'impression que le passé s'efface, et que devant moi, il n'y a encore rien. Je suis dans cet espace-temps où il n'arrive rien. Quoique, non! Aujourd'hui, seule dans un petit resto, j'ai pensé aux bases de mon bouquin, les NDE (Near Death Experiences) m'obsèdent, et j'ai envie d'en tirer quelque chose, une sorte de plongeon vers le haut, j'ai pensé au "Resurrection" de Daniel Petrie, un de mes films de chevet, au groupe Bilderberg, aux sociétés secrètes et à Popeye. Puis suis allée chiner dans une librairie et j'ai failli acheter un livre sur les hommes politiques et l'occultisme. Parfois, j'aime bien manger seule, me promener seule, être dans le train seule (surtout dans le train) ou aller au cinéma seule, je dis parfois!

mardi, février 11, 2003

"...La vraie vie ne tient pas dans un petit carré que l'on a illustré..." Elijah Price, in "Unbreakable"

dimanche, février 09, 2003

Ce soir, mon film fétiche passe à la télé, RTB la deux, Lolarennt, et en allemand. j'aime bien quand Lola crie et qu'elle casse du verre. J'aime bien quand Lola court et que son esprit carbure à du 180. Tom fait de la bonne musique. J'aime bien la vie des cons en accéléré, le tout s'articulant autour des faits et gestes de Lola. Je voudrais pouvoir courir comme ça, j'aimerais avoir le pouvoir de voir ce qu'elle voit sans le savoir...J'aimerais aimer aussi fort qu'elle et sans conditions comme elle... J'aime le bruit de l'appareil photo (je l'entends souvent quand je me promène dans la rue), j'aime ses cheveux rouges, j'aime qu'elle soit construite d'un bloc, sans concessions.

I wish I was a hunter :-))))

samedi, février 08, 2003

ben maintenant, il me reste plus qu'à blogger , hihi!!!

jeudi, février 06, 2003

Savons-nous, si la pensée continue au delà de la mort? savons-nous si les personnes avec qui nous parlons sont vivantes? Il n'y a peut être que des voix d'outre tombe, peut-être que cette viande que nous prenons pour de la viande, n'en est finalement pas. Peut-être n'est ce qu'une illusion, nous sommes des ondes, des cordes, encore faut il savoir écouter la résonance...
Popeye est mort, mais Popeye est toujours là, j'ai fait l'éponge. Il y a eu un moment, sur le fil de l'arc tendu au maximum, où je ne savais pas, si j'allais le suivre, ou bien le prendre avec moi. Un moment où l'espace s'est ouvert, laissant cette opportunité, un moment dénué de sentiments où ma seule envie était de plonger en l'air, vers le haut (c'était dans cette direction, j'en suis sure). Un moment où, j'ai pu entrevoir vers quoi Popeye s'en allait et une voix m'a dit: "qui es-tu, toi, pour le retenir?
Je ne connais rien de la mort, mais je sais qu'avec les années, le cynisme, la froideur et la désinvolture passent, comme des plumes dans le soleil. Je sais que chaque jour me rapproche d'elle, parfois à cause d'appels de phares trop insistants, mais je me rapproche d'elle, de plus en plus sereine, même si certains jours, elle m'effraie encore.

mercredi, février 05, 2003

Je profite allègrement d'un gros rhume pour me la couler douce et donner les cent mille coups de téléphone que j'ai à donner. On commençait à me regarder de travers au boulot, même si c'est pour rester chez eux que je palabre dans le cornet.
Je réalise en ce moment, l'un des douze travaux d'Hercule, je téléphone et me rends, dans des administrations, pour retrouver mon parcours de travail (avec preuve à l'appui s'il vous plait), depuis une semaine, je vous avoue que j'ai déjà eu envie d'assassiner quelques personnes...
Exemple : administration de la TVA, voix accent flamand: "on veut bien te donner le papier comme quoi tu n'as plus de numero de tva, mais on peut pas donner le papier comme quoi t'as eu un numéro de tva"; Euh, ouais, ouais, et je fais quoi alors, moi Monsieur, pour prouver que j'en ai eu un et que j'ai été indépendante??? hein?
Ben si tu as cotisé, te faut telephoner à l'Office des pensions, Madame!!!

j'en arriverais presque à faire du Laurence Bibot en life.... pffffffffff

dimanche, février 02, 2003

J'ai regardé "Venus Beauté", j'aime bien là façon qu'ont ces gens là, de s'aimer, surtout lui, mais c'est partial, je le reconnais.

samedi, février 01, 2003

Ce soir, en rentrant de chez Claude, j'ai pris un plaisir magique et enfantin, à marcher dans la neige, à l'entendre craquer sous mes pas, à marcher là ou personne encore, n'avait posé le pied, pour y laisser mes traces à moi. Je n'avais surtout pas envie d'appeler quelqu'un ou un taxi pour rentrer chez moi. Je voulais dépendre du bon vouloir de n'importe qui, j'étais hilare et n'ai eu qu'à lever le pouce pour me faire emporter. Me suis arrêtée plus tot pour pouvoir marcher encore... et j'ai repris mon plaisir en chemin, léchant la neige sur mes joues. En passant près du cimetière, je leur ai dit qu'ils n'étaient pas morts, que quelquepart ils existaient encore, dans le coeur ou dans l'esprit de quelqu'un. J'ai eu envie de danser pour eux, mais je ne l'ai pas fait. Et puis j'ai joué à : je suis au pôle nord... Suis rentrée à la maison comme un bonhomme de neige, heureuse... J'ai tellement aimé ça que maintenant, j'emmène tout le monde dehors, les malades et les autres.