vendredi, janvier 31, 2003

Que faites-vous, lorsqu'on vous annonce la venue d'une nouvelle vie?

jeudi, janvier 30, 2003

Pfiou, une dure journée que celle d'aujourd'hui!, genre qui s'étire à n'en plus finir, longue, éreintante, rien à faire au boulot ou presque, j'ai cru que j'allais avoir besoin d'allumettes pour me tenir les yeux, je faisais semblant d'être hypnotisée par mon écran... J'ai fais des recherches sur les ritals en Erythrée, Abyssinie, sur le Duce, sur le chemin qu'a parcouru Popeye, avant d'atterir dans un camp russe. Si je suis les méandres de l'histoire, il est revenu d'Abyssinie pour aller directement en Albanie, puis la Dalmatie, la Yougoslavie et la Roumanie, pour terminer sur le front russe... Je sais qu'il est resté prisonnier là-bas, qu'il s'est échappé dans un camion citerne et qu'il a fait un sérieux bout de chemin à pied. Alors j'essaie de savoir ou Mussolini envoyait les petits jeunes comme lui, se faire massacrer à la pelle. Popeye m'a dit un jour: "j'ai jamais voulu être un héros, tout ce que je voulais, c'était survivre", (il parvenait tout de même à s'envoyer des jolies filles un peu partout), quand je dormais à côté de lui, il sursautait tout le temps, il me disait, c'est à cause de la guerre... A l'époque, il m'ennuyait avec sa guerre, j'étais gênée dans les trains, quand il s'adressait à n'importe qui pour dire: "j'ai fait la guerre moi, monsieur!" et pour illustrer, il parlait en russe, polonais ou roumain (à partir de la, plus personne comprenait!). Tout à fait comme Marcello Mastroïanni, dans "Stanno Tutti Bene". Je savais, qu'on en avait au moins pour une heure, en face de quelqu'un qui n'était pas forcément intéressé.
Le plus étrange, c'est qu'il racontait tout ça avec le sourire, plaçant une petite blague (moi, je l'avais entendue cent fois), de ci, de là...il observait avec avidité la réaction des gens, il finissait par les faire rire, vraiment...
J'ai pas envie de rigoler (c'est rare), et en plus j'arrive pas à dormir!

mardi, janvier 28, 2003

Je veux des petites lunettes bleues, comme celles de Gary Oldman dans Dracula... Puis, il est temps que j'écrive l'histoire de Popeye, l'homme qui n'aimait que les femmes, mais surtout moi... faut que je trouve l'angle.
Hier Claude m'a demandé, comment tu vas faire pour intéresser les gens à ton bouquin? Qu'est ce qu'il a de plus que les autres Popeye?
j'ai dit, je ne sais pas, faut que je réfléchisse!! alors je réfléchis.

lundi, janvier 27, 2003

bon! y a personne là? J'aimerais bien causer pourtant...

samedi, janvier 25, 2003

Mathieu, tu m'oublie!!!
Je pensais chanter “Total Eclipse of the Heart” dans ma cuisine, mais finalement, j’ai décidé de faire avaler à mon vidéo un bout de pellicule, type ferailleux et violent, “Rollerball”. Pas la dernière mouture, pâle reflet, infime crachat, arrivant à peine à offrir une image pleine. Non, celui de Jewison bien sur! avec James Caan, rien que le bruit de la bille est meilleur, c’est pas peu dire!
So, let’s roll it!

Hummm, à moins que je m’envoie “A Clocwork Orange”, ça fait une éternité que je l’ai pas vu, des lustres que j’ai pas vu la petite tronche crapuleuse de Malcolm, tombant comme un pet dans un plat de spaghetti… Mais qu’est ce que j’ai moi, aujourd’hui?
Ca doit être la faim qui pointe, le paradoxe en plein exercice de ses fonctions, le fait que sois seule face à mon écran…Ca me rapelle un truc que keroz a écrit, il y a quelques siècles.

Ah! s'asseoir dans le fauteuil moelleux d'une salle de cinéma. Poser son cul tout rond et attendre la black out. Pousser ce "Aaaaah!" silencieux, celui qu'on ose plus pousser haut et fort parce qu'on est un adulte sensément responsable. Attendre que l'histoire commence, que la nuit, le rêve, une autre vie commence. Ce geste là, est un acte d'amour. On se sent avec le coeur et l'esprit comme tous ceux qui ont écrit ces histoires, teintées de leurs univers, de ce qu'il y a dans leur cerveau remplis d'espoir, de contradictions et d'amour encore.... On est comme une cuve, remplie d'eau sale, à la surface de laquelle, remontent quelques bulles d'espoir propre.

“…Je m'installe confortablement et me calle au plus profond de mon fauteuil. J'attends que les lumières s'éteignent. Je suis au centre exact de la salle, ni trop en avant, ni trop sur les côtés. Quelques places me séparent des autres spectateurs et j'espère avec vigueur que personne ne viendra se coller à moi. Je lance des “killer look” à quiconque osera s'approcher de trop près. Aujourd'hui, j'ai choisi "True Romance". Je suis à quelques secondes du début quand un homme grand et plutôt beau, s'avance dans la rangée, je le surveille du coin de l'oeil. Il s'installe, à un fauteuil exactement, du mien.
Habituellement, dans ces cas là, je recule en râlant, mais là, je reste comme paralysée. Il est tout simplement trop beau. Long cheveux bruns, liés dans le cou. Je trouve particulièrement émouvant les quelques petits cheveux qui échappent à l'élastique, caressant la nuque. Sa bouche est grande et sensuelle, le visage est anguleux et le nez légèrement aquilin. Il a de longues mains et des doigts d'araignée. J'approfondis l'analyse: à l'exception d'un tee-shirt blanc, il est habillé de noir, une veste noire et un "probable" Levis noir. Mon regard descend, pour arriver aux chaussures. Un point déterminant. Le choix, la marque la couleur. Par exemple, je ne connais rien de plus terrible que les mecs en "dock sides", c'est la preuve d'une prétention crasse, d'un snobisme "has been", d'une personnalité qui reste dans les normes. Ou pire, la vieille "church" du jeune cadre dynamique, déjà déformée et grisâtre. Le sommet du mauvais goût, ce sont les Reebock, Nike ou autres horreurs, tout le monde porte ce genre de trucs, c'est sale, ça pue et c'est moche, le comble de l’inexistence, une preuve de conformisme crasse.

J'ai presque envie de fermer les yeux, et de les ouvrir tout à coup au niveau de ses pieds, mais il est parfait, il porte une splendide paire de "Doc ", noires, bien cirées. Je ne connais pas de godasses plus sensuelles que celles là, (les ABL aussi ou les cats à la rigueur!). Il baisse la tête, je suis tellement absorbée par mon analyse, que je n'ai même pas remarqué qu'il m'observe aussi, intrigué par mon manège ascendant et descendant. Son sourire ressemble à celui de Jack Nicholson. Je suis surprise et le sang me monte aux joues, l’ironie grandit encore pendant que je baragouine. La lumière s'éteint, je suis sauvée, j'ai eu le temps de capter son regard, il est profond, braisé, j'ai vu des étincelles au fond de ses yeux. La séance s'annonce houleuse. Maintenant je sais, que ce sera la tempête dans ma cervelle, pendant qu'extérieurement j'aurai l'air tranquille. Intérieurement je serai incapable de me concentrer sur l'image, seulement sur ce personnage énigmatique, que je voudrais connaître.
Le film commence et il démarre par une rencontre dans un cinéma, Patricia Arquette projette ses pop corns sur Christian Slater. Je suis morte de honte, je n'ose pas bouger, mais je me demande: “Pourquoi, bordel!!! pourquoi, j’ai pas acheté de popcorns?

Dans le fond, et tout bien réflechi, je ne suis qu'une midinette.. si, si!
Aujourd'hui les filles... On fait le méééénaaaaage!!!!

vendredi, janvier 24, 2003

Ce matin, il y avait des fleurs sur mon bureau, j'ai tellement pas l'habitude d'en recevoir que j'ai demandé à qui je devais les porter... J'ai réussi mon test et il y avait du soleil...
Ce soir, je suis lessivée et je bois du champagne, mais la nature humaine étant ainsi faite, je suis un peu contente, mais pas assez... je voudrais lire des mots encombrants, ceux là qui vous empêchent de dormir, juste pour avoir les trippes à l'envers.
Pourtant je sais que ça viendra, It will come to me!

jeudi, janvier 23, 2003

eh bien!, le vagabond ne porte pas son adjectif pour rien... je cite (comme ça je me fatigue pas trop) :

"...la contrainte que j'ai exercée sur moi-même en ne me laissant plus soigner, dorloter, médicamenter, tout cela démontre que je possédais une certitude instinctive et absolue de ce qui m'était alors nécéssaire. Je me suis pris moi-même en traitement, je me suis guéri moi-même. La condition pour réussir une telle cure (...) est d'être bien portant au fond. Un type nettement morbide ne peut pas guérir et encore moins se guérir lui-même."
(Friedrich Nietzsche Ecce Homo, 1888.)

Puis je me suis interrogé sur la crédibilité de cet individu, dont les écrits sont certes respectables, mais qui a quand même vagabondé quelques temps à travers l'Europe en cherchant le climat le plus propice au soulagement de ses douleurs physiques... et qui est mort à 55 ans après 11 années de démence profonde.

--Fred. (Vagabond Enrhumé... de confection européenne)
Musique du jour: Ramones "Rock 'N' Roll High School"
"I just wanna get some chicks, Rock, rock, rock, rock, rock 'n' roll high school, Fun, fun, oh baby, Fun, fun, fun, fun"
(Joey Ramone, we miss you...)

Fin de citation : Fred! you know what I mean!


Voilà à quoi je voudrais ressembler, mais bon on peut toujours rêver, je ne veux pas être elle, je veux juste le même physique. parce que être elle, ce n'est pas difficile, c'était moi d'abord...
J'ai bousculé des papiers et une vieille lettre est tombée... Elle est datée du 30 aout 1976, à cette époque j'étais naïve, émerveillée de tout et de rien, éblouie par une phrase, une fleur... ou un papillon. J'ai gardé de ce mois de juillet précédent la lettre, un goût magique, inégalé et je me suis toujours demandé si il en était de même pour le prince hutois... j'ai des images qui me reviennent; une route déserte, nulle part en Norvège, et lui couché sur la route, entrain de rire en se tenant le ventre, on faisait du stop, et personne n'était passé sur cette route depuis deux heures. Mais partout où notre regard se posait, on voyait des trolls sculptés dans les troncs des arbres, des forets denses, menaçantes. Une autre image de nous, volant des pots de confiture dans un grand magasin. Je me souviens d'un baiser retenu longtemps et qui a soudain éclaté à cause de trois mots: "Don't let me down! je crois qu'il a triché à la courte paille pour partir avec moi, mais je ne l'ai jamais su vraiment... je n'ai jamais rien su, en fait! Je voulais juste que le temps s'arrête.

mercredi, janvier 22, 2003

J'ai pas bien dormi, j'ai rêvé du boulot, me suis brûlé la langue et j'ai failli renverser mon café sur mon clavier, mais le réveil est doux, trop... J'ai le coeur comme une passoire, tout craquelé...
je comprends pas comment font les gens pour pas tomber amoureux tout le temps, enfin si je comprends, mais je comprends pas tout de même...

Parfois, j'aime pour rien, une petite vieille dame au sourire tout éclairé (le chat se roule par terre et ronronne comme un fou, je ne sais pas ce qu'il a!!!), un enfant qui vient se cogner dans mes jambes, un homme qui laisse flamber ses yeux... (Grina)

mardi, janvier 21, 2003

Ce soir, comme je le disais à Cramoisi (euh, enfin je crois que c'était lui), je vais me coucher avec Paul Auster...
Je vais bien dormir...
Et puis, je tracerai une ligne sur une carte, demain matin ou soir, pour savoir ou est le milieu de l'amour et quand je barbouillerai, je ferai un dessin gris avec une grosse tache rouge (qui ressemblera peut-être à une main de bébé, hih), en haut à gauche...
Mais oui, je vais bien!

dimanche, janvier 19, 2003

Je vous donne une autre citation, pour le film à trouver :
"If only you could see, what I have seen with your eyes..."
Homme dit : “t’es une trad skin, toi!”
Je dit: “ah, bon?, j’ai pas la tête rasée et suis pas facho moi! c’est quoi une trad skin? Enfin Tradskin…
Ca fait deux jours qu’il a découvert une radio ska sur le web, il écoute plus que ça.
Homme dit : le Tradskin, c’est le vrai skin, pas le facho (bonehead), le skin des origines, celui qui est fier de faire partie de la classe ouvrière, fier de lui-même, qui boit de la bière et se gêne pas pour dire ce qu’il a à dire. Il n’est pas raciste, bien au contraire (sharp skin, Skin Heads Against Racial Prejudice), Les tradskins écoutent du rock steady (Ethiopians, Desmond Dekker, Prince Buster, Skatelites…que des blacks, les vrais rude boys)…
Maintenant quand il passe par le living, pour aller pisser, il sort de son bureau en dansant. J'ai pas été voir à la toilette, pour voir si il continue...

D’accord, je suis une tradskin… O.I !!! J'aime bien danser alors!

Homme, m’envoie pas des mots d’amour dans mon courriel, il m’envoie des liens, pfffff.
Est-ce que ça parle d’amour les skins? Moi, je me souviens d’Alex Pattex et de Looping, on entendait pas leurs mots doux, mais le bruit des gnons qu’ils filaient... Enfin, ils ont toujours été gentils avec moi, c’est déjà ça… Quand Looping me voyait, il faisait une grimace qui ressemblait vaguement à quelque chose d'indéfinissable, mais pas méchant, et Alex Pattex me laissait pas passer, il faisait: Hu! Hu! Hu! Un sourire idiot collé au visage, jusqu’à ce que j’arrive à me glisser entre lui et la porte…

…C'est en Grande-Bretagne, à la fin des années 60, que le mouvement skinhead voit le jour. Il est le résultat de la rencontre entre les hard mods anglais et les rude boys jamaïcains.
Les hard mods constituaient la frange prolétaire des mods qui, à cette époque se dirigeaient vers la mouvance hippie. Ces mods purs et durs refusaient d'intégrer un mouvement instigué et supporté principalement par les enfants des classes bourgeoises. En effet, comment parler de paix, de spiritualité, de délires mystiques et psychédéliques, alors que partout ne règnent qu'injustice économique et violence sociale. Ces mods ne pouvaient se reconnaître dans les facéties bourgeoises d'une jeunesse dorée en mal de sensations fortes.
C'est donc tout naturellement dans leurs quartiers, dans leurs rues, qu'ils ont rencontré les immigrants jamaïcains et antillais, et plus particulièrement les rude boys.
De cette rencontre multiraciale et multiculturelle, et de ce refus de compromis avec la bourgeoisie marquant l'affirmation de l'appartenance à la working class, nait le mouvement skinhead. Par essence, anti-raciste et prolétaire.
A ces débuts, le mouvement n'est pas politisé. Si ce n'est, comme pour toute autre partie du prolétariat, certains ayant pris conscience de l'intérêt de classes et de la nécessité de la lutte et de l'engagement.
C'est aussi de cette époque que date le look skin : Un mélange de fringues destinées à singer les bourgeois et de tenues de travail. C'est ainsi qu'apparaissent pour la première fois le port des chaussures de sécurité (tels les Doc Martens), en référence aux origines prolos.

Pour en savoir plus, allez voir là :
http://membres.lycos.fr/artnono/french/skinhead/historik/index.html
Do I have another life somewhere else? sometimes, I wonder...May be I should be somewhere else, doing something else.. Maybe? But then again, may be not!!!!
Quote : "I think, Sebastian! therefore, I'am!"; I sure give a box of chocolates for who can say who says that and from what film???? Title of the film, name of the actor/actress who says it... Only if you wanna play, of course!

samedi, janvier 18, 2003

Il était tard ce samedi soir, Tarzan gara la jaguar sur le trottoir...
Je viens d'aller faire un tour sur le blog D'Alansmithee et ça m'a fait penser à "Rocky Horror Picture Show", quand le Dr Frank-N-Furter, descend avec l'ascenseur, gros plan sur ses pieds, puis ca remonde grande cape, gros plan sur son visage à la bouche immense, hyper glossée au rouge saignant. J'adore le moment où il enlève sa cape et chante: "Don't get strong out by the way I look", et qu'il a un irrésistible mouvement des lèvres, et de son cul résillé, emprisonné dans une splendide paire de jaretelles noires. Le plus drôle c'est de savoir, que Tim Curry (le dr Frank-N-Furter donc!), a joué tous les rôles shakespeariens, possibles et imaginables. Qu'est-ce qu'il a du prendre son pied en faisant ça, j'aurais bien voulu être à sa place là! ou à la place de Susan Sarandon...



Notez, Riff Raff est pas mal non plus (rires)

vendredi, janvier 17, 2003

Parfois, souvent, c'est le désert. Une vaste étendue où l'on ne voit personne, on erre seul sur les méandres de la toile, perdu, divaguant. Je me suis brûlé les doigts sur le plat de chicons au gratin, mais forcément tout le monde s'en fout et c'est normal. Je repense à "Instinct", la scène où Sir Anthony Hopkins prend Cuba Gooding par le cou et lui demande : "qu'est ce que tu as perdu?, qu'est-ce que je viens de te faire perdre?", l'autre à moitié étranglé, répond, ma liberté, et Hopkins s'énerve dit NON!,l'étrangle plus fort disant, je te laisse encore une chance!!!
Cuba Gooding, aphone finit par écrire : "My illusions"...
Ouiiiiiii , c'est ça, c'est exactement ça, qu'on perd au fil du temps, mais pas les rêves, pas les rêves... Jamais!

jeudi, janvier 16, 2003

Les archives sont revenues...
Bon, j'ai épuisé mes derniers neurones, déja que j'en ai que trois, ca va vite... Je voudrais une caresse de joie, maintenant tout de suite... le monde des blogueurs me plait de plus en plus, leurs humeurs, leurs mots, leurs coups de gueules. La première chose que je fais en rentrant du boulot, c'est lire, les nouveaux posts, les billets doux et tendres de Cassandra (Secrets partagés), les errances et coups de gueule de Cramoisi, je vais linker "Le vagabond" j'aime trop sa spontanéité, sa fraîcheur, j'aime les posts cyniques de Geradon, mais il est linké partout, alors un de plus un de moins... et puis j'aime Khazad, il me fait rêver, si si! et Dr Tomorrow que j'ai découvert via le calendrier, comme quoi ...Nick j'aime déjà ton blog... j'en veux plus, ghaaaaaa!!!! j'attends que tu sois plus malade.

mercredi, janvier 15, 2003

Bon, j'ai perdu mes archives, c'est pas ma journée...
Pourtant, j'avais acheté des éclairs au chocolat pour tout le monde...
Ce soir, y en a marre! j'aimerais m'assoeir (ché plus comment on écrit!), dans un fauteuil, avec les pieds sur la table, et dire : "je fais rien, nada, que dalle!!!!"
J'ai passé une journée de dingue, travaillé comme une bête, et quand je rentre, c'est pas fini.
D'abord y a le chat, qui me laisse pas marcher normalement dans la cuisine, qui surveille le moindre de mes gestes, y a les enfants tout sales, faut les laver, y a l'Homme qui râle (parce que je gère pas bien, pfffff). Puis faut nourrir la troupe, qui a toujours faim... faut-il le préciser... Y a des factures, des lettres d'emmerdeurs...
Ben, non! Aujourd'hui, foutez-moi la paix, je fais grève, j'essaie d'étudier, parce que demain je passe des tests, je bois du Pinot Noir, je nourris les enfants, qui sont à peine lavés et je dis à l'Homme, mange par coeur! mais le pire, c'est que je culpabilise. Pourquoi, pourquoi, ne suis-je pas parfaite? J'ai pas faim!

Je fais pas tout bien, j'ai des coups de gueule... this is Real World, how fun!!!!

mardi, janvier 14, 2003

J'ai fait le test de Cryss No Baka et je tombe tout le temps sur Aragorn. Bon, ça me dérange pas de voir la tête de Viggo Mortensen, mais, décidément non!
En fait, je suis Mina Kerozene, soeur de Grina de MonteMisma, du MonteMisma Klan, pays : Noland. Capitale : Anquerville.Ville où j'habite : Berghembled. Epoque: IVème Kolony...

Mon Klan a uni ses forces à celui du Klan des Karvo. Un jour, à Stonehenge, j'ai voulu épouser Stavknopf, mais, il trouvait qu'il y avait trop d'humains dans le chemin. Pour explorer Monde Vrai, nous avons mis au point une technique qui s'appelle le "Wildreaming" (cette technique doit rester secrète, désolée! ) et qui nous permet de voyager d'un monde à l'autre.
Du temps de la IIIème Kolony, il y avait d'autres Klans, mais ils sont restés coinçés dans le Monde Vrai... Je pense que nous ne pouvons plus rien pour eux...

Voilà, Bavo, va pas être content, mais Keroz s'en fou!

lundi, janvier 13, 2003



This why, oh why! I like Minaaaa... My favourite scene :-))))), my moto, his blood...

My
Hier, j'ai regardé pour la deuxième fois, Lulu On the Bridge, c'est vrai, qu'il y a des failles dans le scénario... N'empêche, c'est tout de même Paul Auster, c'est surtout magique, une histoire d'amour comme celle-là, inconditionelle, immédiate, sans questions. C'est tellement rare.
je l'aime lui et je ne peux pas m'empêcher, quand je lis ce qui suit, de me dire : "quand j'écrirai comme ça..; la vie sera belle!".

"....Avant le corps, il y a le visage, et avant le visage il y a la mince ligne noire entre le nez et la lèvre supérieure. Finalement agité de tics angoissés, corde à sauter métaphysique, fil dansant la chaloupée des émotions, la moustache d'hector est un sismographe de son état profond et elle ne vous pas seulement rire, elle vous indique aussi ce qu'Hector pense, elle vous donne accès à la machinerie de ses pensées. D'autres éléments participent - les yeux, la bouche, les embardées et les faux pas savamment calibrés - mais la moustache est l'instrument de communication et bien qu'elle parle un langage sans paroles, ses tortillements et ses palpitations sont aussi clairs et compréhensibles qu'un message épelé en morse."

Paul Auster , in "Le Livre des Illusions"

j'ai rien à ajouter.. Pour le moment!

dimanche, janvier 12, 2003

Allez donc voir le calendrier des bloggers, mesdames, c'est surprenant !!!!! Merci à Cassandra et Java pour cette belle initiative.

samedi, janvier 11, 2003

Elle a écrit "scorch" sur un papier a coté de moi. Je ne sais pas ce que ca veut dire, des petits persos rigolos, c'est tout.
elle est magique, mais ne le sait pas encore, en attendant je bois du vin et je vis heureuse en attendant la mort, comme Pierre, qui l'a pas attendue longtemps....
Cramoisi me fait rire, the sleeper is awakening, from a little time now... ca va plus loin que Dune, oui plus loin...
Je me tiens la tête entre les mains et je frotte, les yeux, la peau, le front, je bois une gorgée de vin, j'ai le cerveau tout embrumé.
Là, maintenant, j'aimerais vivre une autre vie, juste pour 24 heures, une nuit, une journée... Un souvenir à entasser, en plus des autres, de tous les autres. Bon, non! je me plains pas. Je voudrais juste quelques instants volés.
Je me rends compte que nous sommes tous préoccupés par la même chose, l’amour, encore l’amour et puis toujours l’amour…exprimé de façon positive, avide, ou de façon négative, dégout et mépris.

Même moi (euh surtout moi!), je ne suis pas à l’abri..; Des sourires, des regards, d’un trait d’esprit ou d’un compliment, venu du coeur, exprimé dans un seul but, séduire…
J’adore, la séduction! quel jeu passionnant, enivrant. Essayer de détecter dans l’oeil, l’attitude, les gestes de l’autre, la confirmation de qui on est, la certitude que le but est atteint, que la proie est ferrée. C’est une arme qui peut servir à tous moments, mais qui peut soudainement se retourner contre nous, parce qu’on se laisse emporter par le jeu, sans prendre garde aux limites… et tout à coup on se retrouve à penser à l’autre, un peu, et puis beaucoup, et finalement tout le temps, on se retrouve dans un état, proche de l’obsession névrotique…

Moi, c’est là que je me pose des questions sur le cerveau et son mode de fonctionnement. Si des pensées parasites viennent nous encombrer l’esprit, est-il possible de les contrôler, de les effacer et de les remplacer par d’autres, plus sereines?
On pourrait se laisser aller à cet état névrotique, un peu, et puis se dire, maintenant ça suffit, on passe à autre chose.

jeudi, janvier 09, 2003

je viens de donner le plus beau costard de Popeye... Bon, il part sur un beau mec, ça me rassure... D'ailleurs Popeye a apprécié, il a dit : "rregarrde, il a belle allurrrre, c'est oun belom".... Un costard sixties, comme on en trouve plus... Mais dans les vêtements que j'ai vite emballé au mois d'aout, il y avait un petit foulard, encore tout submergé par son parfum, et moi , je ne peux pas m'empêcher de renifler, son odeur qui traîne encore, c'est comme si il me prenait dans ses bras... Il faut dire qu'il était élégant, soigneux, toujours attentif à sa tenue et à l'impression qu'il pouvait donner, sa garde robe était sa fierté (on est pas rital jusqu'au bout des ongles, pour rien). Popeye a été mineur, puis soudeur, mais je ne l'ai jamais vu avec les mains sales, jamais! il rigolait quand on lui demandait si il était ingénieur ou avocat, le sourire narquois, le sourcil levé, une étincelle diabolique dans le regard.

Non! ses fringues, c'était une deuxième peau, tellement, que même Don Mario (foutu curé!) en a parlé à son enterrement... Dans ce petit village, au pied du majestueux Misma, les gens savent encore ce que famille veut dire, ou respect, ou quelque chose d'approchant... il y a là, quelques personnes extraordinaires. Loin de la perfection, entendons-nous, juste humaines et extraordinaires et c'est bon de le savoir, quoiqu'il arrive, je pourrai toujours aller là-bas, me ressourcer, me repaître, dans le royaume du nain, Il Nano... Là bas, personne ne m'appelle par mon prénom, on dit la fille du nain (non il n'était pas petit, juste le dernier garçon d'une famille de douze enfants, si si, douze!), le plus petit de tous. Je suis juste la fille du nain. Mais dans leurs yeux, je vois de l'admiration et des sourires, souvenirs des blagues qu'il laissait traîner partout.

mardi, janvier 07, 2003

Homme dit, j'aime pas MSN.
je dis: "mais c'est gai",
il répond : "ouais , c'est gay, c'est exactement ça!!!!!"
Bon, suis à cours d'arguments là, Homme est très carré parfois, sais pas si sa tête rasée lui éclaircit vraiment les idées.

lundi, janvier 06, 2003

Voilà, je bois un saké bien chaud, ça fait du bien par ce froid d'enfer... je regarde Homme dans le fond des yeux, noirs ils sont, avec une petite flamme d'amusement, toujours... Il a ca en commun avec Popeye, mais pas le sourcil maléfique... Popeye, je t'aime encore fort, j'arriverai pas à te décoller de mon coeur, parfois je pense à sa vie. Il a eu 18 ans en 1938, il était au mauvais endroit, au plus mauvais moment, mais il en parlait pas beaucoup... Il trouvait toujours le moyen de se marrer de tout.... Popeye a plein de noms, Quiri, Nano, Ruggero... Chele che gregna semper, ol Nano, bientôt : He who always laughs, comme she, who must be obey.
Je n'aime pas l'hiver, cette saison étouffante qui donne l'impression de ne jamais finir
Faudrait que je blogge, mais j'ai rien à dire... Juste c'est la tempête. J'ai perdu vingt ans en une soirée, je les ai pas encore récupéré, donc les possibilités de réflexions sont limitées, enfin en ce qui me concerne, je ne veux pas du tout généraliser... J'ai bu, dansé sur le Passenger d'Iggy et les Red Hot, I did give it away indeed!!! I roll it till the end... En début de soirée j'ai envoyé un SMS : "Let's drink!", on m'en a renvoyé un : " let's roll it till the end"...., j'ai répondu: "yeah baby!".... woaw woaw woaw!!!!
Puis j'ai dansé avec le prez, ex DNA addict, ex punk, et je lui chantais dans l'oreille: these boots are made for walking, and that's just what they'll do... Ce qui m'a valu une invitation à son anniversaire... Mes hommes étaient en forme, pas à dire, ils m'ont éblouie... Pourquoi, il m'arrive toujours des trucs comme au cinéma?

vendredi, janvier 03, 2003

Bowling for Columbine

3 janvier, j’accomplis, l'âme en paix, mon petit devoir de consommateur averti (entendez, je faisais les soldes), on m’appelle pour me proposer d’être l’avocat d’un film que je n’ai pas encore vu. Sans l’ombre d’une hésitation, j’avale mon hamburger, encore plus “quick” que d’habitude, pour me jeter sous une pluie battante et me diriger vers la salle de cinéma la plus proche.

Merci à “Bowling for Columbine”, pour l'économie de précieux euros, ils auraient été inutilement dépensés, oisivement, et surtout, surtout, sans réfléchir;

Car il s’agit bien d’une réflexion importante, cruciale que m’a proposé Michael Moore (Mr Average)… Un documentaire (déja rien que le mot documentaire est rébarbatif, quand je vais au cinema, c’est pour m’amuser!!), mais pour une fois, un documentaire attrayant, réalisé à coups d’interviews sarcastiques et souvent hilarantes, de caméras habilement dirigées et de propos explosifs, le bon Michael nous emmène dans l’actualité brûlante sur fond d’ “American Dream” , gentiment obsolète, et soulève deux questions cruciales: la violence et la peur qu’elle génère, et la façon dont ces deux pôles sont utilisés par les médias et les gouvernements pour entretenir, disons-le! une certaine forme de soumission. Une maladie insidieuse, qui ronge le monde, petit à petit…

Durant la vision de ce film, je me disais: “c’est bien, il soulève avec aplomb, des problèmes gros comme le monde, mais ce sera comme d’habitude, il nous laissera à nos questions, pauvres petits spectateurs perdus, sans nous donner de réponses , puisque, à priori, il n’y a pas de réponse … “

Mais non, il y va fort Michael, il dérange, bouscule, gêne et fait dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas dire, ou permet à ceux qui n’ont jamais eu la parole, d’exprimer enfin, la douleur et la frustration… ou peut-être une vérité que l’on aimerait entendre plus souvent… Tiens! mon estime est remontée à 180, pour Marilyn Manson (que je pensais être une pâle copie des Virgin Prunes), mais elle est par contre descendue loin en dessous de zéro, pour Charlton Heston, (je ne pourrai plus jamais voir Ben Hur, avec les mêmes yeux)…

Après avoir vu ce film, mon opinion a changé quant à la façon de traiter la peur et la violence qu’elle engendre, “Bowling for Columbine” pousse la pensée plus loin, invite à une (attention, grand mot!) responsabilisation…

J’ai pensé à la très belle phrase d’Hakim Bey, un poète qui sévit principalement sur le web : “Armez les esprits, pour désarmer les mains”. Et c’est bien ce à quoi Michael Moore s’attache, avec une conviction extrêmement, euh? désarmante, même si il le fait à la façon d’un bulldozer…
Il faudrait décidément démultiplier des gens comme lui, par 100, par 1000 ou à l’infini?

En fin de compte, “Bowling for Columbine” est un film qui se défend par lui-même, mais c’est une pensée qui vient à l’esprit après l’avoir vu. Un film que tout le monde, absolument tout le monde, devrait voir…

jeudi, janvier 02, 2003

Le soir du nouvel an, au service des urgences, on soigne principalement des delirium tremens, des pancréatites, des crises de goute et on remédie aux tentatives de suicides... mais je continue à croire qu'il y a moyen de tirer quelque chose de positif de la race humaine... Euh, non, je suis pas trop conne, pourquoi?

mercredi, janvier 01, 2003

Ah oui! , j'oubliais, on n'a pas encore arrêté de fumer... hehe
On a regardé “Le Voyage de Chihiro”, écouté la chanson de Malika, Lakme, entendu Farinelli, suivi du Laudate Dominum de Wolfie, Mozart sais faire valser l’échelle d’ADN et faire mal quand il faut, pour que ca fasse extrêmement plaisir…et puis Homme était pas content, alors il a MP3tisé Tom Tykwer et son Lola Rent… (Lola, c’est moi, je suis comme Louis XIV, mais je suis pas l’état, juste Lola…)

Faut pas se demander si la perfection existe, maintenant c’est Arno, dans une version revue et corrigée par Goran Bregovicz du “Oooooh la la la , c’est magnifique!”
Ca m’a fait penser à la chapelle Sixtine, et la main de l’homme et celle de dieu, parfois elles se rejoignent (si!si!)…. Ca m’a fait penser à la réunion qu’on a eu pour la mort de Luc, quand Nixon a rien trouvé de mieux à faire, que de mettre le “Alleluiah” de Jeff Buckley sur la platine (oui, un vinyl)… J’ai jamais vu autant de monde chialer en même temps… ca m’a fait penser au dernier anniversaire, quand Luc est venu me voir, avec sa perforatrice magique, Nixon était déguisé en ange, moi en sorcière et je revois nos ombres dansantes sur le mur blanc, ses ailes et mon chapeau pointu, pendant que Luc déposait dans toutes les mains disponibles, des anges perforés, pas plus grands qu’une abeille… Puis tous les wachoteurs sont arrivés, habillés de longues robes oranges et affublés de masques qui faisaient penser au tueur de “Scream”, ils distribuaient des minis tracts sectaires: “Si ta vie Washotte, de cinq à sept, viens nous voir…” et puis forcément, ça m’a fait penser à Thierry (un Tchairy-poète, sans mobylette), Thierry qui a installé tous ses spectacles dans des hangars, éclairant les usines de faste et de fous… Tout Zola dans un spectacle de deux heures, j’espère qu’il y a des liégeois qui ont vu ça, pas que des putes aux guillemins, de temps en temps un magicien arrive…
Mais c’est bien connu, les magiciens meurent vite et violemment, trois tonneaux dans une voiture trop rapide, et hop! Plus de magicien…
Moi, je revenais de Venice, pas Venise, Venice, California, avec une vie à l’envers et du rêve plein la cervelle…


Je dis à l’homme: “Imagine, que t’es sur un canal de Venise (Italie), et que t’entendes Farinelli, chanter… Tout se perd sur les canaux, on ne sait pas d’où vient la voix, mais c’est comme dans Merlin l’Enchanteur… ça nous a pas empêché de se faire un Bellini au Florian, la peau des fesses, mais putain, ça vaut le coup… A Venise, il n’y a que la musique ou le silence…Bon un coup de Pomerol! Je dis à l’homme qu’il est un ours mal léché, parano de surcroit, Et l’homme répond, la parano ce n’est que de la lucidité poussée à l’extrême… Bon! Vous allez m’aimez maintenant, oui? Merde quoi!
Hier soir, qui était un soir comme tous les autres soir, enfin presque, à part que tout le monde se sent obligé de faire quelque chose de spécial, j’ai regardé “The Rules of Cedar House”… Un bon feu dans la cheminée, une bonne bouffe (sans rien renverser bar terre!), une bonne (très bonne) bouteille de St Emilion Puisseguin sous la main…j’aurais pas du, mais je pleurais environ toutes les deux minutes… Il n’y a que dans les films que l’on peut rencontrer des gens aussi gentils, généreux, avec un esprit grand comme le monde… Avec cette tendresse imprimée dans le regard (enfin non! En cherchant bien, j’en connais!). Michael Caine, il m’arrache le coeur ce mec pfffff, il est un époustouflant… Hier soir, dieu sait pourquoi, ça m’allait droit au coeur, sans doute à cause de Popeye, sans doute parce que je me disais: “bordel quelle chance on a là! Nous, dans notre petite belle maison. (Homme dit qu’elle est glamour, l’a peut être pas tort!)
Ca fait un an qu’on est là, à se la couler douce. Un an que l’on a, après 11 années de galère, le sentiment d’être à l’abri. On sait pertinamment bien que c’est une illusion, mais on se laisse bercer (l’oeil en alerte tout de même, on nous y reprendra pas deux fois, l’appart aux cafards, on a donné). J’entendais Popeye, avec son accent arracheur de sourires : “ma vouzetes bien laaaaaaaa, malheurrrrrreux!” (un mélange d’italien, de carolo et de wallon…). Je l’entendais rire et ça résonnait…Popeye a trouvé une nouvelle famille.

Après, pour soulever ce trop plein d’émotions, on s’est envoyé “Galdiator”, on avait besoin d’une bonne dose de sang, de têtes élégamment coupées… Chassez le naturel.. hein! Ou peut-être explorer les deux parts de soi-même, la part du diable…