mardi, décembre 31, 2002

I’ve send a message in a bottle…come with me, to the see…so I can eat you…
Hier j’ai mangé des pop corns salés, trois morceaux de chocolat, j’ai bu 2 mojitos, une bouteille de san pellegrino (euh une demi..) et j’ai bu trois verres de vin en mangeant quelques zakouskis… j’ai toujours pas faim, je ne sais toujours pas si je fais quelque chose ce soir, mais c’est pas très important… On sera tout seuls… Homme dit, on peut aller au cinoche… mais faut conduire… va y avoir un ramassis de flics… on peut aller chez un traiteur s’acheter quelque chose de bon…on peut downloader un jeu et jouer toute la nuit…

Là, il joue à Civilization II, il s’énerve parce que le jeu est con, mais il peut pas s’arrêter, il dit que de toutes façons, il domine le monde, mais il a rêvé des Zulus…
Moi, j’ai rêvé des blogs et de ses mains sur mes fesses.

Blog année à tous :-) !

lundi, décembre 30, 2002

“…Well, the new millenium is upon us. Does anybody think that things are going to change? All it means is that we are in for a lot of new items we dont need. Bigger screen TV's, faster luxury cars, 500+ cable channels at the tips of your fingers, online shopping faster and easier than you could ever imagine. The consumers paradise…”

Encore quelques heures et on s’empêtre dans une autre année, glorious isn’t it? Et j’aurai un an de plus, ça c’est ce qui m’emmerde…
J’ai pas décidé de m’arrêter de fumer, pourtant je vais le faire… Tout à l’heure j’ai vu ça, la petite bulle en haut à droite de l’écran…(changement de bobine?), je l’avais jamais remarquée avant d’avoir vu Fight Club, mais j’ai pas vu d’image porno, pourtant j’ai fais attention…très attention…
Je voudrais avoir des nouvelles du prince, savoir ce qu’il est devenu, savoir à quoi ressemble sa vie maintenant… je ne me demande pas si il est heureux, personne ne l’est,
Une tite Gerbe cinématographique... (plus que trois mois dormir!!)

Ne fuyez pas! Il ne s'agit pas ici de déposer une gerbe de fleurs au pied d'un quidam renommé, mais bien de vous parler de gerbes bavantes commises par quelques réalisateurs courageux. Une petite gerbe de vomi, rendu, dégueulis... Vous saisissez? Pour tous les goûts et de toutes les consistances. La raison de cette diatribe est simple, arret sur image dans White Girl, qui s'ennuyant au fond de sa prison, organise de monstrueux concours de vomi, version jeux olympiques...

Si on ne trouve pas beaucoup de scènes de gerbes au cinéma, celles que l'on rencontre au hasard de visions ciné-gargantuesques, restent à jamais gravées dans les mémoires, laissant même, un petit arrière goût âpre au fond de la gorge.

En dehors des classiques et logiques scènes de régurgitation, dues à des causes naturelles, les protagonistes sont malades, ont trop bu, ont vu une scène insoutenable ou encore viennent de descendre quelqu'un... En voici quelques unes sorties des imaginations fécondes de réalisateurs au meilleur de leur niveau.

Mieux vaut, par exemple, ne pas avoir mangé avant de s'envoyer "The Meaning of Life". Souvenez-vous, le gros monsieur dans le restaurant, installé avec un seau à ses pieds qui mange et puis dégueule, mange et puis dégueule... etc., jusqu'à la gigantesque explosion finale, dégoulinante à souhait. Cette scène là est incontestablement numéro un au top des scènes de gerbe.

S'il faut établir un palmarès, Jack Nicholson vient en deuxième place avec sa prestation, que nous pourrions nommer "noyaux de cerises à l'église" dans "The Witches of Eastwick", tous les protagonistes s'en donnent à coeur joie; Cher, Susan Sarandon et Michèle Pfeiffer pour ingurgiter les noyaux et Jack le carnassier, pour les régurgiter d'un mouvement large et généreux sur une assistance chrétienne médusée.

Un peu moins récent mais tout aussi "spectaculaire", la version "j'exorcise mon petit quatre heures", entendez Linda Blair, lançant une verte gerbe vindicative et violente sur la robe pontificale du père Merrin (Max Von Sydow), dans l'inoubliable Exorciste, commis par un William Friedkin très en forme…

Pour sortir du registre fantastique et entrer dans les fantasmes d'un écrivain, il serait bon de revoir "Stand By Me" de Rob Reiner, cette histoire inspirée du roman de Stephen King, met en exergue un concours de mangeurs de tartes (à la cerise, elles ont la cote pour ce genre de pratique!), qui se termine au plus mal. Une petite contine racontée par Gordie Lachance (Wil Wheaton) à ses trois copains ébahis. Encore un petit gros mis à mal par un cinéma qui ne manque décidément pas de générosité.

En parlant de petits gros, soulignons tout de même, l'une des premières scènes de "Seven", illustrant fort à propos, le péché de gourmandise. Si l'on n’assiste pas directement à une scène de gerbe contrainte et forcée, on en voit le résultat à la loupe, lorsque le détective David Mills, tire avec précaution un seau de dessous la table. La consistance est tellement réelle que cela nous coupe le souffle tout net et qu'on serait tout prêts nous aussi, à rendre un prêté pour un vomi (comme disait Coluche!).

dimanche, décembre 29, 2002

voilaaaaaaaaaaaaaaa!!!!!!!!!!!!!
pfffffffffffff!


samedi, décembre 28, 2002

Quel mélange dans mon cerveau… J’observe l’homme qui sort de son bureau, il dit : “les autres ils me laissent jamais gagner… “ et il va pisser. Il est Wipe-out addict… à chacun ses addictions, je blogge, il joue… moi j’attends mon amie, elle va venir, on se voit pas souvent, mais quand on se voit, quelle richesse! Je me rends compte que j’aimerais l’avoir sous la main (sous la pensée, cervelle, sous l’amour???) quand je veux. Malheureusement elle vit en Suisse et moi, ici! Elle arrive, séance cadeaux pour les mômes, tout le monde est content et s’installe devant un Monopoly Disney et commence à causer joyeusement. Faut croire qu’on a de la chance d’avoir des enfants qui s’entendent bien. Traduisez, on peut, nous, causer tranquillement aussi… deux garçons, deux filles , c’est équilibré et ça marche…Allez! Parle–moi de ta vie, de tes amours, de tes angoisses, de ce que tu crois ou pas, vérifions, si nous sommes toujours sur la même longueur d’ondes? Prend-moi dans tes bras, même si ce n’est qu’en pensées, berce-moi, dis-moi que tu m’aimes…oui, oui, moi je t’aime, après autant d’années, comment pourrait-il en être autrement? Ca fait tellement de bien de se revoir, même si souvent on s’arrache la gueule, mais c’est le jeu, non? Et on le sait, alors on donne sans compter… Quel tissage entre elle et moi!!!

Quand Popeye était à l’hosto, j’ai pas voulu le laisser là. Me suis dit, si il doit mourir, il le fera chez lui, en face de ses montagnes, en face du Misma, dans ce paysage qui calmerait la plus tourmentée des âmes… J’étais prête à me battre avec tous les toubibs, mais aucun n’a opposé de résistance. Soit, j’avais l’air trop déterminé, soit ils savaient pertinemment qu’il n’y avait plus rien à faire…Dans l’ambulance qui le ramenait chez lui, elle m’a appelé, pour me dire que son enfant à elle, venait de sortir du coma… et j’ai pleuré comme une madeleine… je suis certaine, et personne ne pourra jamais me dire le contraire, que Popeye a donné sa force à Lionel. Tous les deux (Popeye et moi!), on a fait ce qu’il fallait jusqu’au bout, on a fait ce que le coeur commandait. Je sais qu’il aurait trouvé, profondément injuste qu’un enfant de quatre ans passe de l’autre côté. Ils ont du se croiser quelquepart et se dire : “moi j’y vais, toi tu restes, t’as compris!!!

Alors maintenant, quand je vois Lionel, tout vivant, rouspétant et fier de faire trois proutes d’affilée, ça me rend heureuse…comme quoi le bonheur, hein!

Cinoche

je veux un site comme celui de "dead by design" en plus crade (suis sure que c'est possible!). Puis le titre : Hit to Hurt! j'adore... On se refait pas je crois... Pas de ma faute, mais j'aime mieux Chuck Palaniuk à Michel Houellebecq, pas de branlage on cogne sec, là où il faut, finalement c'est plus efficace...je me suis amusée en lisant "Choke"...
J'ai zappé d'un vieux Brian Yuzna (que j'avais rencontré au passage 44 en faisant une interview de Vincent Ward qu'était pas bien réveillé), à un un vieux Coppola (que je n'ai pas rencontré malheureusement).
Enfin au moins, dans le vieux Coppola, il y a la voix de Tom Waits, c'est déjà ça... J'attends samedi prochain et ma ballade avec mes cinq mecs, de bui-bui en bui-bui, à discutailler de cinoche, à essayer de savoir, au bout de la nuit, qui ressemble à quel acteur(trice). L'année dernière, j'avais les yeux de Kristin Scott Thomas, j'en revenais pas...

vendredi, décembre 27, 2002

Joe

Voilà, un sauvage est mort lundi..."Should I stay or should I go?", apparemment il a choisi de s'en aller et vite en plus, dans une autre dimension. Salut Joe...

jeudi, décembre 26, 2002

Voici une recette hilarante, vue sur le site de "secrets partagés" (dans les liens) , je suis comme ca quand je cuisine :-)

Puis-je recommander, à celles et ceux qui ne la connaîtraient pas encore, la recette de la dinde au whisky.
Barder la dinde de lard. Préchauffer le four, thermostat 7. Boire un verre de whisky. Mettre la dinde au four. Boire deux verres de whisky. Après une demi-heure, fourrer l'ouvrir et surveiller la buisson de la dinde. Prendre la bouteille, s'enfiler une bonne rasade et tituber jusqu'au four. Oubrir la porte, reburner, revourner, enfin bref... mettre la guinde dans l'autre sens et reverdir cinq ou six verres de whisky. Buire, non, luire, non cuire, j'sais pus, la bringue bandant quatre heures. Retirer le four de la dinde et hop ! cinq verres de blus. Rabasser la dinde (l'est tombée bar terre) et la voutre sur un blat... sur une assiette. Verser chaud... euh non, server chaud. Blus tard, essayer de dorbir. Le lendemain, après une aspirine, manger la dinde froide et nettoyer le foutoir qu'est devenue la cuisine
Recette de Jean-Loup Chiflet

Les sauvages

Je reprends à : Puis donnée Miller (Henry), j'aborde le sexe avec l'oeil d'un mec affamé. Moi, j'en était toujours à Cendrillon, et ce mec là m'arrive en pleine gueule avec son foutoir et son trop plein de vie, d'amour. J'y vois un mystique, un éboueur de Dieu, je tombe amoureuse de Klaus Kinski et de son "Crever pour vivre", mes yeux s'ouvrent, je vois l'homme idéal, c'est Jim Morrisson, other side of moi-même... (j'ai 17 ans).

J’écoute Yes, Genesis, Pink Floyd, Mike Oldfield et je découvre dans une sorte de transe “Stairway to Heaven”, Led Zeppelin…et Marc Bolan. Je brosse les cours pour aller au cinoche et je m’envoie tous les ritals, Visconti et son “Mort à venise”, Bertolucci et “1900” , “la Luna”, Bolognini, Liliana Cavani, j’essaie même Pasolini, mais j’aime pas. Le maître incontesté reste Fellini, Federico, je me fous de tout, Federico l’amour du tout dans tout, Federico Nostalgie, Federico qui me donne une vision de la femme, comme je ne l’avais jamais vue, je suis contente d’être une femme là, enfin presque...

Je pars en Norvège avec John Lennon, mais je rencontre un prince, il m’offre un papillon et un nénuphar et m’initie, dans une sorte de joie extatique, à la douceur de sa peau…ouvre sa cervelle en grand, pour me donner à voir, l’univers du tendre…

Je reviens brisée, parce que le prince s’efface et je plonge dans une nausée existentielle, je lis Sartre, Beauvoir et Camus, je m’essaie même au “Néant”, j’ai des envies suicidaires. Tous les week end, je suis dehors, dans la nuit, dans une jungle dont je ne mesure pas l’ampleur, je vois des zombies ravagés par miss Heroïne et je vais voir Lou Reed qui encense, me conforte dans l’idée que la rebellion est l’unique mode de vie. Ma vie est noire, je m’habille de noir, je vois noir..; je vais mettre quelque années avant de revoir la lumière…

Je développe :…. “Marco l'indomptable. Devant une librairie, mes yeux s'attardent sur un livre noir, enluminures dorées "Le Tarot des Imagiers du Moyen-Age", une belle rencontre ca, une donnée basique, une impulsion vers l'envers du décor, le côté sombre....

Ambiance : nous sommes dans une boite de nuit, la sueur est palpable, les chevelus dansent, bercés, qui par un joyeux petard, qui, par une belle dose de miss hero, d’autres en phase d’hallucination totale, sous acide ou autre psylo “mangez-moi”, et des allumés speedés, autant de substances que je ne connais pas encore… Mais dans cette populace, je ne vois qu’un visage, un mec, les cheveux rasés (une brosse skin anachronique), la gueule à la Steve McQueen, découpéee au couteau, dure, terriblement beau, comme un jeune dieu, assis, surveillant l’oeil en alerte, le monde qui gravite autour de lui. Il est comme un parrain. Chacun vient s’asseoir près de lui, converse quelques minutes, il approuve ou pas… Ca fait quelques temps que j’observe le manège… Il me fascine ce mec là. Pas une seule fois, il ne jettera un regard vers moi…Pourtant je suis belle, jeune et je danse, mais il a d’autres préoccupations (a ses yeux, je suis probablement insignifiante), sa petite amie est foutrement belle, je suis jalouse, elle arrive comme une reine et c’est à peine si les autres ne s’inclinent pas… Il reste gravé dans ma cervelle…

Maintenant, on fait comme dans le films, on dit… un an plus tard…zoom avant :
Je suis dans une phase de régression…je suis chez maman, je m’ennuie, suis en mode existentiel, tout pue, rien de bon ne peut m’arriver, c’est dimanche et les dimanches puent, c’est bien connu…le téléphone sonne, c’est Gus, un copain, qui me dit: “ ca me ferait plaisir de te voir là, tu viendrais pas te joindre à nous cet après-midi, j’ai un copain à te présenter…

Quoi? Un copain à me présenter? C’est quoi ça? Mais je m’ennuie tellement là,j ‘ai rien d’autre à faire, j’y vais, je passe un deal avec maman, j’y vais, puis après j’irai chez Popeye…

Je débarque et je suis seule là, dans ce café, je commande un verre de vin, je m’installe au comptoir, j’allume une cigarette (faut se donner une contenance), après tout, c’est un “blind date” non? Même si on appelle pas ca comme ça, encore?
Bien entendu, je suis la première… Personne pour m’accueillir, je me sens con… mon regard analyse la salle, en douce… et je vois dans un coin, assis nonchalamment, ce mec que j’avais vu un an plus tot, sa gueule découpée au couteau… mais cette fois il me dévisage avec insistance, mesure, jauge, je note une lueur d’amusement dans son regard, ses cheveux ont poussé et il porte une casquette, il est toujours aussi anachronique…Je fais semblant de rien, genre : “ok, t’es beau, mais j’en ai rien à cirer, suis pas là pour toi!” et je continue l’analyse… mais tout à coup, Gus sort d’un coin , comme un diable de sa boite : “aaah t’es là, je t’avais pas vue! Mais viens t’asseoir près de nous!.. et il m’emmène, près de ce mec et mon coeur chavire, et il me sourit, goguenard, et je lui renvoie son sourire, je plonge mes yeux dans ses yeux bleus acier, je les avais jamais vu d’aussi près…je suis cuite, mais lui aussi…

pics

C'est dans l'étude des phénomènes paranormaux que se trouve peut-être le salut de l'humanité.
Maurice Maeterlinck

"... L'image d'un Univers matérialiste fonctionnant comme une horlogerie représente la plus grande superstition de notre époque."
Arthur Koestler

lundi, décembre 23, 2002

beuark!

Beuark, cette mise en page pue, va falloir que je rechange ca, mais au moins j'arrive à poster, c'est dejà ça...
Tout le week end pour cette horreur... Y a des fois où je me roulerais par terre, rien que pour me moquer de moi-même... enfin...

pffff

Je m'arrache les cheveux...

dimanche, décembre 22, 2002

J’ai entamé la guerre, contre la vieillesse. Parfois je gagne, parfois ca me gagne… J’essaie de garder mon âme intacte, malgré les petites rides…Le matin, je ne supporte plus ma gueule fatiguée, surtout le matin… Je cherche du réconfort dans le regard des autres, celui des hommes plus particulièrement… Au plus ils me sont inconnus, non impliqués, au plus ça me touche. Mais il y a un moment fatal, où je me fais penser à Angie Dickinson, dans “Pulsions”, ridicule…

Et puis m’arrive à la cervelle, la chanson du grand Jacques, “Les Biches” : Quand elles connaissent leur pouvoir, mais qu’elles savent leur sursis…”. Dur! Mais tellement vrai.

Je regarde les soucoupes volantes dans un ciel de glace, je les vois à l’aurore, quand j’attends mon train, elles sont là, toujours, une, deux ou trois…
Je voudrais dire à l’agneau (The Lamb, and you are alive!): “Arrete de te désoler, je sais comme on peut se sentir perdu, dévasté, quand soudainement, on a le sentiment d’être coupé du reste de la planète. L’ennui quand on a du chagrin, c’est qu’on est centré sur sa propre douleur, jusqu’au moment où l’on se rend compte que la solution est ailleurs. Si on s’oublie un instant, si on essaie d’aimer gratuit, sans rien attendre, surtout sans rien attendre, alors la douleur s’envole, et on se demande tout con, pourquoi ai-je tant souffert?”.

Pas de soucoupes aujourd’hui, mais une lune rousse , grosse de tous les péchés, une déesse imposante, s’inscrivant dans un ciel métallique, fixé par la glace. Elle est comme un appel aux sorcières, ce soir elle sera pleine et on dansera…
J’aimerais avoir une puce enregistreuse de pensées, implantée dans mon cerveau, ca défile tellement vite, que j’ai pas le temps de les attrapper…

Je monte dans le train, accompagnée de Leonardo Di Caprio, (ce n’est que la couverture de mon Première!), belle gueule tout de même.. J’irai voir “Gangs of New-York”, pour Scorsese… Me suis installée en première classe, pour avoir la paix, mais y un mec qui ressemble à Sartre qui vient d’entrer, Beauvoir avait du courage, j’aurais pas pu…
Il est parti, mon inspiration aussi, pfffffffffff!!!!!!

jeudi, décembre 19, 2002

Datas

Quelques datas de mon programme de fonctionnement. On est tous programmés, d'une manière ou d'une autre, le tout c'est de le savoir, d'une part et puis de l'utiliser, d'autre part. Bon ok, la phrase pèse, ce que je cherche c'est la déprogrammation. Première donnée basique chez moi, "le Dormeur du Val" et "Orphée". J'ai vu ce jeune homme, dormir tranquille, avec ses deux trous rouges, au côté droit. J'ai vu la mort dans les yeux de Maria Casares, elle était extremement belle et fascinante. (j'ai douze ans)

Les données de base, ce sont des phrases, des gens, un sourire, un souflle qu'on oubliera jamais. Une impulsion qui vous envoie vers d'autres horizons. Puis j'ai eu la data "Dieu", mais un dieu psychédélique, celui de Michel Lancelot, (on le regarde en face) celui d'Aldous Huxley, alors forcément j'ai voulu gouter à Dieu. Cette donnée basique m'a rendue mystique... (j'ai quinze ans)

Re café ! j'ai mis un sucre en moins, sevrage... Suis comme Popeye, je mets du sucre et du sel partout. Pas bon!
Puis donnée Miller (Henry), j'aborde le sexe avec l'oeil d'un mec affamé. Moi j'en était toujours à Cendrillon, et ce mec là m'arrive en pleine gueule avec son foutoir et son trop plein de vie, d'amour. J'y vois un mystique, un éboueur de Dieu, je tombe amoureuse de Klaus Kinski et de son "Crever pour vivre", mes yeux s'ouvrent, je vois l'homme idéal, c'est Jim Morrisson, other side of moi-même... (j'ai 17 ans).

Je commence vraiment à aimer les sauvages et j'en rencontre un dans mes rêves, Iggy l'Iguane; et dans ma vie, Marco l'indomptable. Devant une librairie, mes yeux s'attardent sur un livre noir, enluminures dorées "Le Tarot des Imagiers du Moyen-Age", une belle rencontre ca, une donnée basique, une impulsion vers l'envers du décor, le côté sombre....

Bon! je continuerai plus tard, faut que j'aille me perdre dans les méandres de la Commission et petit-déjeuner with mes collègues...

mardi, décembre 17, 2002

Popeye

me suis balladée au free record shop... j'ai craqué pour le "Voyage de Chihiro" (sans faute cette fois!, n'est-ce pas Mad Dog?), pis j'ai vu que "Excalibur" était sorti en DVD et j'ai pensé à Uther (http://uther.blogspot.com), je sais pas encore comment me dépatouiller dans le html pour mettre des liens, j'y arriverai, mais pour l'instant j'ai pas le temps, trop de boulot aussi, par contre, je ne regarde pas les jambes gainées de noir des secrétaires (euh... je regarde autre chose...), je pense à tous les bloggers et à Uther qui met des liens vers mon blog et ca me fait le coeur tout tendre... A ceux qui me lisent... je leur envoie un grand sourire...

Je regarde un corbeau par exemple, qui vient se poser tous les jours sur un réverbère, en face de la fenêtre de mon bureau... Il me regarde, je le regarde, on se comprend, il me rapelle à moi, un message venu de nulle part, un reminder : "n'oublie pas qui tu es!", genre quoi!. c'est "The Crow" en mieux, puisque je n'ai aucune vengeance à assouvir. Je l'aime bien l'oiseau noir (euh non je m'appelle pas Barbara, pourquoi?), il m'extrait pour quelques instants, d'une ambiance lourde et bureautique à souhait, de cet endroit où les choses vont trop lentement pour moi... je pense à Popeye, je "Houellebequise à l'envers". C'est seulement maintenant que je me rend compte à quel point on était obsédés l'un par l'autre. On a peut-être été amoureux dans une autre vie (surement), mais dans celle-ci, Popeye c'était mon père.

Ma mère m'a amené une photo de nous deux, prise il y a longtemps dans un photomaton, genre Amélie Poulain, bonheur indestructible garanti... Il ressemble à Popeye (Gene Hackman dans "French Connection", pas le sailor man). Donc, chaque fois que je vois Gene Hackman, je pleure et personne comprend pourquoi... Mon Popeye a disparu... Je croyais que ca passerait avec le temps (Leo a tort!), mais mon cerveau me fait des pirouettes, je pense à cinq choses en même temps, puis tout à coup, une liaison folle se crée, un détail absurde, interconnecté à une image, un mot, une attitude qui me cale sur mon Popeye, et une voie rapide se crée vers le coeur, qui lui, envoie une impulsion vers les glandes lacrimales... Faut pas se demander pourquoi je m'intéresse au cerveau... ca me prend n'importe où, dans le métro, sur le pot, au Delhaize, quand je suis seule dans une foule, souvent...

Aujourd'hui, un mec m'a dit : " You are so impatient, you woman!". J'ai bien aimé (sourire).

jeudi, décembre 12, 2002

Rice

A Geradon.be

Hubert Selby, ca te va comme référence??? je ne savais pas que Liège pouvait ressembler au Bronx ou Brooklyn, Last exit to les Guillemins… La pute c'est Tra La La? Hein?
Ou alors, c'est la vision apocalyptique de Philip. K Dick, les néons qui clignotent? Qui déconnent? mais pas de clown grimaçant. Pas de Quick non plus, mais des chinois qui vendent des noodles ou des serpents mécaniques... Si je ne veux pas y passer, au Guillemins (because déjà vu dans mon jeune temps à Bruxelles), j'aime bien tout de même, l’ambiance :-)))

Je regarde “End of Days”, bon! on est tous d’accord, c’est un navet. Mais j’ai un faible pour les histoires apocalyptiques où le diable est furieusement impliqué… (type le Maître des ténèbres). Je n’ai pas encore vu “Le Film” qui me mettra sur le cul (sauf peut-être “la neuvième Porte” de Polanski, mais on est toujours loin du compte). Juste lu le “Memnoch” d’Anne Rice. Quand j’ai commencé à le lire, je me suis dit: “Oh nooooonnnnnn! Elle va pas nous bassiner avec le diable, c’est tellement bateau!!!”. Eh ben non! Ça l’est pas, elle va loin Anne, tellement qu’on se demande où elle va chercher sa doc et ses références. Putain, je voudrais écrire une histoire comme celle-là, un jour, bientôt, aliquando, hein? Pas à dire, mais question vampire, Poppy Z lui arrive pas à la cheville, Miss Rice est, et restera, La Papesse. Je tiens à la référence “Papesse”, venue en direct des tarots, c’est une belle carte. La femme, “La”, celle qui soulève un coin du voile et nous fait découvrir, la face cachée de la connaissance, celle qui fomente en secret… Bon ok! Je radote, mais parfois ca fait du bien…
je me demande si on me lit???

jeudi, décembre 05, 2002

Job

J’attends que mon petit “W” ait fini de faire “doing! Doing” pour pouvoir écrire, bo ce Jaguar tsé!!! (dernier système d’exlploitation MacOSX)… Me suis présentée pour un nouveau boulot, un qui paie bien. J’avais en face de moi, un mec hyperspeedé qui me posait des questions en français, en anglais, très vite… me suis dis, bon toi, t’as besoin de moi, t’as besoin d’avoir quelqu’un qui te dit, tout va bien, Monsieur X, on peut rester calme… ok, attitude zen et PNL (on calque son attitude sur celle de la personne que l’on a en face de soi), je vous dis pas comment je devais gigoter pour suivre les mêmes positions que lui, puis, il était accompagné de ses deux secrétaires qui devisaient en souriant (celle de gauche semblait sympa, celle de droite, encore plus sympa, en fait la soeur d’une copine, celle à qui je devais réellement plaire, hihi!!)… Tout cela en ne racontant pas de bêtises… Ce n’est pas un boulot créatif, dit-il en regardant mon CV. Ben justement, ca tombe bien, y en a marre des boulots créatifs, t’as jamais fini de créer. La créativité, je me la réserve maintenant, pour écrire à la maison, dans le train (j’adore écrire dans les trains!), dans ce blog et dans tous les carnets qui me tombent sous la main.

Une chose est certaine, ces gens me plaisent, j’aimerais bien travailler avec eux, alors je mets le paquet, merci à Claude pour la prise de conscience, de moi-même et des autres. Je me sens déjà bien parmi eux et ils le sentent, je le lis sur leurs visages, mi sérieux, mi souriants, mais rien n’est joué, hein. J’avais l’impression de passer à la téloche, avec tous les spots braqués sur moi… j’ai fait ca un jour, (eh oui, j’ai eu mon quart d’heure de gloire) à donner la réplique à cet abruti d’Hervé Meillon (Emerveillong), avec Chantal Ladessous qui me chuchotait des trucs à l’oreille, j’y comprenais rien. J’avais l’impression de débiter connerie sur connerie, en plus le sujet de l’émission, hehe, la nudité au masculin (si, si j’ai des choses à dire!!), ca facilitait pas le travail. Je cachais mes mains parce qu’elles tremblotaient, et j’avais l’impression que tout le monde le voyait, d’être la plus mauvaise sur le plateau, que tout à coup ma voix me trahirait, genre: je continue à parler, mais sans le son, plus de voix, l’horreur quoi!… et puis, je me suis vue et là me suis dit : “Woula! Woula!, surprenante la Keroz!”. Ca passait bien, on voyait rien et j’avais l’air sure de moi, pfiouw!

Bon au final, aujourd’hui, j’ai ramassé la timbale, sur les 6 candidates que monsieur X a vues, je suis la préférée… de temps en temps, ca fait du bien, d’être la meilleure J.

mercredi, décembre 04, 2002

Auster

Finalement, j'ai craqué sur le dernier Paul Auster, "Le Maîtres des illusions", j'ai entamé "La maison des feuilles"; je lirai les autres après et "Plateforme" en dernier, je crois... Ce type ne me met pas de bonne humeur, ne m'inspire pas, ne fait pas s'envoler mon âme. Il m'installe juste dans une réflexion morose...
Auster est tellement humain, tellement vrai, tellement heureux d'être là et de pouvoir écrire, il s'est aperçu de la dimension magique de la vie (cfr. Lulu on the bridge, ou Smoke!) c'est ce dont j'ai besoin en ce moment...que l'on me rappelle qu'il y a de la magie, que je suis là pour écrire sur des facultés que nous avons tous, mais que nous ne développons pas... affaire à suivre, je dois me nourrir...

dimanche, décembre 01, 2002

Mon père

J’ai acheté quelques livres la semaine dernière… et je ne sais pas très bien par lequel commencer. Alors, je plonge dans les intros, celle qui m’accrochera le plus, aura toutes mes faveurs…
Microserfs, Douglas Coupland… ouais, bien ouais, toutes ses chances…
Un Merveilleux Malheur, oui, oui, un peu triste là, mais bon!
Suivant… Plateforme, pffffffff, j’ai décidément des désaccords viscéraux avec Houellebecq, plein de points communs à l’envers… je m’explique ou plutot je cite :

“Mon père est mort il y a un an….”

Ben bon, le mien aussi, donc forcément j’ai envie de continuer à lire…

“… Je ne crois pas à cette théorie selon laquelle on devient “réellement adulte” à la mort de ses parents: on ne devient jamais “réellement adulte….”

Oui, Michel, t’as raison, je suis toujours pas adulte, j’espère ne jamais le devenir, d’ailleurs…

“…devant le cercueil du vieillard, des pensées déplaisantes me sont venues. Il avait profité de la vie le vieux salaud; il s’était démerdé comme un chef. “t’as eu des gosses mon con… me dis-je avec entrain; t’as fourré ta grosse bite dans la chatte de ma mère…”

Euh là, déjà, j’arrive plus à suivre… Voilà un homme qui n’aime pas son père, ça peut arriver j’en conviens, ca concerne plutot mon homme ça. Moi, ce qui m’a traversé l’esprit au moment où toutes ces vieilles bigotes sont venues dire leur neuvaine, (on est en Italie, dans un petit village), c’est: “j’espère qu’il va faire un gros pet et qu’elles auront envie de s’encourir, la peur au ventre. Il est beau mon père, là, on dirait qu’il a vingt ans de moins, toujours avec un poil de sourcil qui se soulève, oui, même dans la mort, il se fout toujours de la tête des autres, et particulièrement de la mienne…” j’ai pas pensé à sa bite, dont il a du faire un sérieux usage et pas seulement dans le chatte de ma mère. Ma mère qui pense qu’il aimait les femmes, tout simplement! elle se frappe pas avec ça, elle a accepté, divorcé depuis longtemps… j’ai pas pensé à sa bite, mais à l’amoureux intemporel que je perdais, là, tout à coup, ne parvenant pas à me faire à l’idée de ne plus être dans ses bras…(j’ai l’estomac qui se soulève et le coeur qui se tortille encore, rien qu’en l’écrivant).

Voilà ce que j’ai écris ce jour là:
Jamais je ne serai capable d’effacer de ma mémoire, son dernier souffle, ce dernier soupir où traînent encore quelques bulles de salive, quelques ronds de vie. A-t-il senti que je lui serrais la main, assez fort, que pour retenir sa vie, pour garder cet amoureux, celui qu’une fille n’a qu’une seule fois au cours de son existence. Ne plus jamais sentir sa grande main sur ma nuque. A-t-il entendu les “je t’aime” défilants comme une incantation, une prière adressée au Dieux de l’immortalité.
Peu m’importait la divinité, du moment qu’elle accuse réception. A-t-il entendu les larmes, le déchirement de mon coeur, le désespoir lourd qui pesait comme un trois tonnes. Faut-il expier, exorciser cet instant, comme on expulse un bébé de ses entrailles. La mort ressemble-t-elle à une naissance, à une libération ou est-elle simplement la fin de tout? Est-ce le néant qui nous prend dans ses bras décharnés, le grand Rien? Comment puis-je le garder à jamais vivant; Il m’obsède, mon amoureux transis, mon père, ma sécurité, cette vie qui ne sera plus à mes côtés, quoi que je fasse ou dise. Je suis morte avec lui… Maintenant, je me trouve en face de quelqu’un qui doit tout recommencer, qui doit construire une vie sans lui. Sans cette présence rassurante qui vous permet à tout moment, d’être un enfant innocent, irresponsable, insouciant…

J’aimerais tant qu’il y ait un signe, un courant d’air, un rayon de soleil qui me dise : “Il est là, il est toujours là!”. A-t-il entendu la phrase de Rosanna: “Ruggero, ta fille est là!”. Ce “quatre ans” sybillin voulait-il dire : “je veux encore quatre ans, rendez-vous dans quatre ans ou nous avons encore eu quatre ans?”. Je l’ai compris maintenant papa, nous avons encore eu quatre ans, les quatre ans qu’il me fallait pour que je puisse accepter l’idée de ta mort, mais seulement l’idée.
A l’hopital, il m’a donné un baiser fougueux, mais je ne savais pas si il voyait sa mère, sa femme ou sa fille?
Je voudrais partir avec lui, découvrir les ténèbres ou la lumière vers lesquelles il se dirige. Ce monde est-il fait de voiles déchirés, flottant dans les ruines d’une cité perdue. Est-ce un trou noir effrayant ou au contraire un monde coloré, chatoyant où les âmes fatiguées viennent enfin se reposer. La vie est trop misérable pour s’arrêter là, il y a forcément quelque chose, l’esprit ne meurt pas.

Depuis, j’ai grandi sans grandir. Je sais maintenant que nous restons tous des enfants, orphelins ou pas.


Michel dit : “…J’avais refusé de voir le cadavre…”

Moi pas.

Michel dit : “…J’ai quarante ans..”

moi aussi et alors!

Michel dit : “… je ne me suis pas marié, non plus. J’en ai eu l’occasion, plusieurs fois; mais à chaque fois j’ai décliné. Pourtant j’aime bien les femmes. C’est un peu un regret, dans ma vie, le célibat…”

Là, réside peut-être la différence fondamentale entre lui et moi. Je me suis mariée, pourtant j’aime les hommes, mais je ne regrette pas le célibat, enfin, pas encore!
Bon je vais continuer à lire, on verra bien, mais il faut dire aussi, j’ai pas aimé ses “Particules Elémentaires”, mais tout cela n’est qu’une question de goût ou d’émotions ressenties avec son propre vécu, je crois…

Une secrétaire comme les autres

Une secrétaire comme les autres … (ecrit en novembre 2000)

Suis coincée au quinzième niveau de Tomb raider II, prise par la vitesse… Ma seule préoccupation est de savoir comment je vais passer ce pont, les pierres pièges et arriver à cette foutue porte avant qu’elle ne se referme… vite surtout! Le temple de Xiang est un assemblage de pièges techniques, les manettes n’ont plus de secrets…
Un petit Tekken me détendrait, mais il ne faut pas que j’entame le combat avec Hoarang, je suis Nina Williams, aux talons rageurs, mais ses jambes à lui, sont mortelles… Il est beau comme un diable.. Probable que dans un lieu de perdition où l’on boit jusqu’à plus soif, je le draguerais. Mais ici, dans le décor sombre de Tekken, je veux sa peau, j’ai la rage, je veux l’écraser…

Il est minuit Docteur machin! Je m’égare dans les méandres de la Play Station: “I’ve conquered worlds, at least I can say, I’ve lived!”.
I chose something else!
Fake is my moto, I’m never real in real World…
Ce soir, chère Grina, les ancêtres reviennent en force, me laissant à mon mensonge. J’aimerais aller au-delà des masques que les gens portent, j’aimerais avoir les yeux qui voient à l’intérieur de ceux qui m’entourent. Parfois pour les défier, le plus souvent pour les aimer, pour les sortir de cette gadoue dans laquelle ils s’enfoncent inexorablement, sans savoir, invoquant la vie, cette chienne de vie disent-ils! Ouvrez les yeux, la vie est ce que vous en faites. J’aimerais me pencher doucement et tendrement vers vos pavillons accueillants et dire : “il y a autre chose!, un autre monde, ailleurs. L’imagination , c’est le pouvoir. Vous pouvez rendre votre monde réel, l’étaler aux yeux de tous, le rêve est votre force, ne l’abandonnez pas, souvenez-vous toujours de votre âme d’enfant, faites-vous du bien. Arrêtez, arrêtez de vous punir des actes que vous n’avez pas commis…

L’essentiel, est dans le face à face avec la mort
L’essentiel est dans la résurrection à soi-même
L’essentiel est dans le secrétariat, la balai, la clavier et les voix au téléphone. Des voix qui toisent, bercent, aiment, mentent, déforment, trichent, achètent, vendent, ou détruisent la vie.

Avant je rencontrais des gens. Maintenant, je rencontre des voix et je n’aime pas ça! J’aimerais voir des visages, palper des corps, tout au moins avoir l’illusion de palper et surtout, toucher les âmes. Ma force, je la trouve chez les autres, un coup de fouet qui me lance en avant… Vampire… Sourire…

Les mots sont dur à extraire, comme des minerais rares… Bon allez! Une cigarette apportera peut-être un peu d’inspiration à cette petite secrétaire que je suis…
Je piaffe et racle la terre, espérant trouver à l’envi, les paroles qui s’accorderont exactement à mes émotions, à ces sentiments qui déferlent et m’empêchent de respirer, j’ai la tête dure comme un menhir, une tête qui fait “boing” lorsqu’elle se cogne au sol. I’m daydreaming, I’m wildreaming…
J’ai rencontré beaucoup de gens, marché le long de Burton Boulevard (Los Angeles) et croisé Kenneth Brannagh, me disant au passage et le voyant venir de loin: “seul un européen, peut marcher sur les boulevards d’Hollywood”. J’ai eu envie de lui dire bonjour, mais il ne me connaissait pas, évidemment. Un peu plus tard j’ai déjeuné aux côtés de Natasja Kinski, plus belle encore qu’à l’écran. Puis en Europe, J’ai discuté d’astrologie avec Terence Stamp, de musique avec Tom Conti et de racisme avec Arthur Penn. J’ai parlé du vide avec Rossy de Palma, la tronche favorite d’Almodovar. J’ai admiré sans complexe Dennis Hopper, qui lui, parlait de la lumière et de James Dean.
J’ai même rencontré ces petits cons de Boyzone qui ne savaient même pas qui était Gavin Friday, un comble pour des irish… Je me suis saoulée dans un bar de Dublin, avec un journaliste italien qui ressemblait à Andy Garcia. Me suis fait draguer dans un autre bar de Lubljana, par un guide qui parlait sept langues (mais je n’ai pas goûté la sienne) et qui s’appelait Rocco, et on voudrait que j’oublie Visconti…

J’ai discuté des ghettos avec TQ et avec Lisa Kudrow, qui ignore les ghettos. Rencontré Udo Kier qui songeait à son copain Lars von Trier. Vu Jack Palance et Christopher Lee, au détout d’un couloir du Passage 44. j’ai parlé avec des gens qui voulaient être connus, mais qui ne l’ont jamais été. J’ai bu beaucoup de Caipirinia dans un bar de Vérone avec mon copain favori et bu des margarita dans les bars de Bruxelles, regardant Arno se saouler la gueule, je ne l’ai jamais vu tomber par terre (normal! , il est taureau , lui aussi!)

Je suis juste une secrétaire comme les autres, mais j’ai appris à rêver plus fort, j’ai encore quelques vies à vivre.

Ma prochaine existence sera sur le web et sera virtuelle, pour m’encourager, je vais boire une petite “bison”, comme ce Darquandier avec sa neuromatrice et ses serial killers, il me reste tout un tas de gens à rencontrer… je dois encore m’accrocher aux crêtes majestueuses de Curtea de Argues et faire l’amour avec Bavo au sommet du Montemisma, là où vit le dragon et son souffle magique, et j’espère bien qu’il tournera sept fois sa langue dans ma bouche (Bavo, pas le dragon!). Ce serait Bien!